Après le surnom, les preuves
Des outils se construisent, les utilisateurs commencent à les interroger.
« Le Meteora de Robinhood » : quinze minutes suffisent à fabriquer un raccourci. Une poire peut, elle aussi, résumer une plateforme entière. Ces images facilitent la rencontre avec un produit ; les échanges qui suivent en révèlent les attentes.
Cette semaine, QUANTA a dû préciser le rôle de son token, puis montrer des opérations. PEAR a séparé les distributions de ses coins de celles de ses propres détenteurs. Notre suivi du 27 septembre ajoute des annonces et des compteurs à ces premières scènes, sans transformer un tableau de bord en audit.
Le dossier qui les accompagne examine ce déplacement : l’attention portée au prix se double d’une question sur les flux. Décrire ces circuits exige de garder visibles leurs bénéficiaires, leurs conditions et ce que les sources permettent réellement de constater.
QUANTA : derrière le surnom, le produit

Une interface vert électrique, des pools de liquidité et des réponses publiques sur le rôle du token : Quanta Pools installe un récit d’infrastructure sur Robinhood Chain. Son ATH communiqué atteint 1,38 M$ le 24 septembre à 2 h 15, au milieu d’une nuit de démonstrations et de questions.

À 21 h 17, le raccourci est déjà trouvé
Sous l’annonce de Quanta Pools, PopeCalls résume le projet en quelques mots : « Basically meteora of RH ». Il est 21 h 17 à Paris, le 23 septembre. Quinze minutes après la publication officielle annonçant une disponibilité sur le mainnet, un lecteur a déjà donné au projet sa comparaison la plus facile à transmettre. Pas un animal à reconnaître, pas une réplique à détourner : une plateforme connue, transposée dans l’imaginaire d’une autre blockchain. [2] [3]
Le rapprochement vient d’abord de Quanta lui-même, qui présente son travail comme sa version de Meteora pour Robinhood Chain. La formule fournit aux traders un point de repère ; elle ne démontre ni partenariat avec Meteora ni équivalence des produits. C’est précisément cette distance entre une comparaison séduisante et un service à éprouver qui rend les premières heures de QUANTA intéressantes. [2]
À 2 h 15 le 24 septembre, le sommet communiqué à la rédaction atteint 1,38 million de dollars de capitalisation. Ce montant et cet horaire constituent le repère de cet article, sans vérification indépendante du sommet exact. Les annonces suivantes appartiennent à la suite de l’histoire : elles ne peuvent pas, rétrospectivement, en expliquer le déclenchement.
Des vagues vertes à la place d’une mascotte
Le site accueille le visiteur dans un décor presque entièrement noir. Des points verts forment des nappes ondulées ; un quadrillage et des libellés techniques entourent une promesse de liquidité pour Robinhood Chain. La bannière du token reprend ces vagues. Tout dirige le regard vers des flux, des connexions et des marchés, plutôt que vers un personnage. [1] [12]
Cette identité accompagne un projet qui se présente comme une infrastructure indépendante. Le contrat fourni à la rédaction figure à la fois sur le site, dans l’annonce X et dans les marchés répertoriés par DexScreener : 0x1da81ca017949efbe07972776580d04592ba9b63. Ce recoupement rattache les sources au même QUANTA. Le site précise aussi ne pas être affilié à Robinhood, sponsorisé ou approuvé par l’entreprise. [1] [2] [12]
Notre lecture est que le récit déplace l’attention : après les tokens que l’on échange, voici les outils censés rendre ces échanges possibles. Pour les participants, soutenir QUANTA revient alors à parier sur une place dans l’écosystème. Cela reste une lecture du positionnement, pas une mesure de son adoption.
Les fournisseurs de liquidité entrent dans le récit
Le public visé ne se limite pas à celui qui achète un token. Quanta s’adresse aux fournisseurs de liquidité, les LP : les personnes qui déposent des actifs dans des pools utilisés pour les échanges. Son annonce associe DLMM, DAMM, gestion de positions et frais dynamiques. La documentation de Meteora aide à comprendre la référence : son terminal propose notamment de créer et suivre des positions, réclamer les frais et rééquilibrer la liquidité. Elle ne valide pas l’implémentation de Quanta. [2] [13]
Sur son propre site, Quanta décrit un routeur destiné à comparer plusieurs sources de liquidité : pools internes, marchés Pons et liquidité externe Uniswap v4. L’ambition annoncée est de rassembler ces chemins dans une interface commune, avec des contrôles de glissement de prix, de délais et de cycle de vie des tokens Pons. Pour un utilisateur, la promesse est de moins naviguer entre des outils séparés. [1]
Le projet distingue aussi les tokens volatils issus de lancements, les actions tokenisées et de futurs actifs réels approuvés. Ces derniers sont présentés comme une extension à venir. Les évoquer dans une architecture ne signifie pas qu’un catalogue de marchés correspondants soit déjà disponible. Cette différence entre périmètre annoncé et offre observable traverse toute la présentation. [1]
Une interface que les lecteurs commencent à examiner
La conversation n’est pas seulement enthousiaste. À 21 h 08, gootshed affirme que les compteurs alors affichés ne correspondent pas aux réponses de l’API qu’il consulte. C’est une critique publiée par un participant, et non un constat que nous avons reproduit à cet instant. Elle montre néanmoins que certains lecteurs regardent déjà derrière la façade. [5]
Lors de notre consultation du 24 septembre, l’application commence par afficher un indexeur indisponible, puis se synchronise et présente deux pools découverts et trois actifs enregistrés. Ce chargement compte : une valeur provisoire à zéro aurait donné une photographie trompeuse. Le graphique de profondeur porte, lui, une description indiquant son caractère illustratif ; nous ne le traitons donc pas comme une preuve de millions de dollars déposés. [4]
Ces observations ne tranchent pas la discussion précédente et ne constituent pas un audit. Elles donnent une image plus précise du stade visible du projet : une interface accessible, des données qui se chargent, et des fonctions dont il faut examiner séparément le fonctionnement. Un badge technique ou une belle courbe ne répond pas, à lui seul, à toutes les questions des utilisateurs.
À 2 h 51, le chantier prend la forme de Telegram
Après le sommet communiqué, Quanta annonce que son terminal de liquidité Telegram serait construit à environ 40 %. La liste des fonctions envisagées raconte un quotidien concret : découvrir des pools, comparer DLMM et DAMM, suivre les frais, retrouver ses positions, ajuster les fourchettes et rééquilibrer ses dépôts. Le compte insiste sur un produit encore en construction. [6]
L’intérêt du format tient à une habitude : les discussions et les alertes circulent déjà dans les messageries. Le développeur veut y rapprocher le suivi des positions et leur gestion. Notre interprétation est que cette promesse parle autant du confort des utilisateurs que de technique. Mais le pourcentage d’avancement reste sa déclaration ; il ne permet pas de présenter le terminal comme un service achevé.
« À quoi sert le token ? » : la question qui change le fil
SpeedRacer demande le rôle de QUANTA : rachats, destructions de tokens, airdrop ? Il souhaite une publication sur la tokenomics. À 4 h 26, le compte répond que 95 % des frais du protocole seront utilisés pour des rachats et des destructions de QUANTA. Le lecteur remercie et annonce son intérêt. Dans ce bref échange, la discussion passe du produit à la manière dont le token pourrait en bénéficier. [7]
Les réponses suivantes sont tout aussi importantes. Interrogé sur le caractère automatique ou manuel du dispositif, Quanta indique à 4 h 31 que l’automatisation est encore en cours de travail. À Daniel.HL, qui demande quel portefeuille effectuera ces opérations, le compte répond à 4 h 48 qu’il est en train de mettre le système en place et promet une mise à jour. [8] [9]
Il s’agit donc d’une affectation annoncée des frais du protocole, pas de 95 % du volume échangé, ni de rachats dont l’exécution serait démontrée par ces messages. Surtout, ces précisions arrivent plus de deux heures après l’ATH communiqué. Elles enrichissent le récit économique du projet sans pouvoir être présentées comme la cause déjà établie de ce sommet.
Une démonstration qui laisse une trace
À 6 h 11, Quanta publie une démonstration de swap DAMM v2 passant par son SmartRouter et fournit un lien de transaction. Cette fois, il est possible de sortir du fil X : Blockscout marque la transaction comme réussie, le 24 septembre à 5 h 52 min 42 s, heure de Paris. Elle part de l’adresse présentée comme celle du déployeur et interagit avec le contrat que le site identifie comme SmartRouter. [1] [10] [11]
Les transferts visibles montrent un passage de WETH vers USDG à travers les contrats du circuit annoncé. C’est une trace d’exécution précise, plus informative qu’un simple bouton de démonstration. Sa portée reste celle d’une opération : elle ne mesure ni la fréquentation du protocole, ni la profondeur de tous ses pools, ni la fiabilité de l’ensemble des fonctionnalités promises. [11]
Le prochain chapitre se jouera dans l’usage
QUANTA entre dans les Runners avec un récit différent de celui d’une mascotte devenue virale. Sa matière est un mélange de comparaison familière, de captures de produit, de questions adressées au développeur et de premières preuves consultables. La communauté ne répète pas seulement un nom : elle demande quels revenus pourraient revenir au token et ce qui fonctionne déjà.
Le cap communiqué de 1,38 M$ rend cette séquence visible. Pour la prolonger, les prochains faits intéressants seront des usages répétés, des positions effectivement gérées et une mise en œuvre vérifiable des mécanismes annoncés. Le surnom de « Meteora de Robinhood » a offert une entrée dans la conversation. La suite dépendra de ce que les utilisateurs pourront y faire, puis raconter à leur tour.
Suivi du 27 septembre — Jérôme L.
Le chapitre annoncé a commencé à prendre forme. Le 27 septembre à 12 h 42, Quanta affirme avoir déployé son dispositif automatisé de rachat et destruction : 95 % des revenus de frais éligibles doivent acheter puis brûler QUANTA, 5 % alimenter la trésorerie. Une publication séparée expose les adresses de composants du système. Ce sont des éléments nouveaux depuis les réponses du 24 septembre, pas une preuve que tous les flux futurs seront exécutés comme prévu. [23] [25]
Le même jour, l’équipe publie une vidéo présentant le retrait d’une position LP : sélection de la position, choix du montant, aperçu des actifs rendus, puis confirmation dans le portefeuille. Le passage du swap au retrait élargit ce que le projet donne à voir. La démonstration est attribuée à Quanta ; nous n’avons pas engagé de fonds pour reproduire ce parcours. Elle documente une étape produit, sans établir une adoption à grande échelle. [24]
Rédigé par Emma C.
PEAR : la poire et ses deux circuits

Sur Robinhood, PEAR associe lancement de coins et distributions de tokens d’actions. Derrière le fruit, deux circuits de récompenses et une communauté qui découvre le mécanisme. ATH communiqué : 991 K$ le 25 septembre à 8 h 56.

Une poire qui veut faire pousser des actions
Une poire verte en pixels pour logo, un dégradé vert et le nom PearOnPons sur la bannière : PEAR arrive avec une identité assez simple pour tenir dans une liste de tokens. Mais le récit qui l’accompagne dépasse le fruit. Sur Robinhood, le projet propose d’associer des memecoins à des tokens d’actions, puis d’utiliser leurs frais de trading pour alimenter les portefeuilles de leurs détenteurs. Le jeu de mots anglais entre pear, la poire, et pair, l’association, devient le programme du produit. [14] [16]
Le sommet transmis à la rédaction est de 991 000 dollars de capitalisation le 25 septembre 2026 à 8 h 56, heure de Paris. Ce repère concerne PEAR, à l’adresse 0x383562778894760d53a247c97686284931bb28cc. Il ne doit pas être confondu avec les coins que l’on peut créer sur sa plateforme, même lorsque leur nom reprend la même poire. Pour comprendre ce runner, il faut suivre ces deux étages : un outil de lancement et le token qui espère bénéficier de son activité.
De 2 h 34 aux premiers relais
La version consultée du message de lancement porte une dernière modification à 2 h 34 le 25 septembre. Elle donne le contrat exact et présente un moteur censé parcourir les coins toutes les quinze minutes, convertir leurs frais sur Uniswap et distribuer automatiquement les tokens d’actions. La paire principale PEAR/ETH renvoyée par DexScreener porte également un horodatage de création à 2 h 34. Ces repères documentent le démarrage observé, sans établir la date de conception du projet. [15] [16]
À 2 h 56, @Alpha_Untold demande s’il existe une place pour une communauté. À 3 h 44, @treyerl relaie le contrat avec un argument immédiatement compréhensible : des distributions passives d’actions. Il ajoute toutefois que l’identité du développeur n’est pas connue, tout en attribuant le lancement à la sphère Pons. Cette attribution reste la sienne ; le nom du compte PearOnPons ne suffit pas à prouver une appartenance à l’équipe Pons. [17] [19]
Cinq minutes plus tard, @bajieChina reprend ce message et invite son audience à regarder la poire. Le passage à un commentaire chinois montre comment la même proposition circule entre publics. À 7 h 21, @RobinhoodAlphah exprime une impression favorable sous l’annonce. X présente ce dernier comme un compte de fan : sa réaction n’est donc pas une validation de Robinhood. [18] [20]
Choisir son panier avant de lancer son coin
L’interface met au premier plan une sélection de tokens associés à des valeurs comme Nvidia, Tesla, Apple ou Microsoft, mais aussi à des références comme SPY, QQQ et GLD. Le créateur choisit les actifs auxquels il veut associer son coin. Ce choix donne un contenu au récit : derrière un nom humoristique, les détenteurs sont invités à suivre un panier reconnaissable. Le catalogue affichait 61 choix lors de notre consultation. [14]
Le parcours annoncé commence sur une courbe de prix Pons, avec des échanges en ETH. Le site fixe la graduation à 4,2 ETH, avant une migration vers Uniswap v4, et présente la liquidité comme verrouillée définitivement. Ce sont les conditions affichées par le projet, pas le résultat d’un audit de notre part. L’intérêt narratif est néanmoins clair : le lancement d’un meme et la sélection d’actifs financiers sont réunis dans une seule interface. [14]
Le mot actions mérite ici une précision de fond. Le site parle de stock tokens Robinhood, soumis aux conditions de leur émetteur et à leur disponibilité. Sa propre mention de bas de page indique que détenir un coin PEAR ne signifie pas posséder les entreprises associées. L’expression de portefeuille d’actions utilisée dans la communication condense donc un mécanisme plus indirect. [14] [15]
Les deux circuits des récompenses
Selon le partage affiché, 80 % des frais de trading servent à acheter les tokens d’actions choisis pour les détenteurs du coin concerné. Les 20 % restants alimentent une réserve destinée aux détenteurs de PEAR. Lorsque cette réserve atteint son seuil, le site annonce une distribution de tokens d’actions, issus d’une sélection tournante, proportionnelle au solde PEAR détenu à ce moment. Un détenteur de PEAR et un détenteur de PEARCAT ne participent donc pas exactement au même circuit. [14]
L’annonce initiale insiste, pour les coins associés, sur une répartition entre les actions sélectionnées et une pondération tenant compte de la quantité détenue et de la durée de détention. Aucun staking ni demande manuelle de récompense n’est annoncé. Cette promesse cherche à donner une raison de conserver un coin au-delà du prochain mouvement de prix : regarder ce qu’il distribue. Elle décrit le fonctionnement revendiqué, sans démontrer sa continuité future. [15]
PEARCAT et MANGO donnent une forme au concept
Les premiers noms visibles sur la plateforme rendent l’idée concrète. PEARCAT, présenté comme pear cat, associe son univers de chat à un panier de 60 tokens d’actions. MANGO adopte une autre logique : son nom développé, MicrosoftAppleNvidiaGoogleOpenAI, annonce lui-même le thème, tandis que sa fiche affiche quatre actifs associés. Le fruit devient une convention de nommage autour de laquelle plusieurs projets peuvent se décliner. [14]
Au relevé du 25 septembre, le site affichait 67 coins lancés, 18 tours de distribution, 3 982 paiements et 6 945,86 dollars de tokens d’actions achetés pour des détenteurs. Une ligne PEARCAT indiquait 248,76 dollars pour 283 détenteurs ; une ligne MANGO, 108,32 dollars pour 148 détenteurs. Ces chiffres proviennent du tableau du projet et ne constituent pas une reconstitution indépendante de toutes ses transactions. [14]
Surtout, les compteurs spécifiques aux détenteurs de PEAR indiquaient encore zéro tour et zéro paiement au même relevé, avec une réserve proche de son seuil. On ne peut donc pas leur attribuer les milliers de paiements affichés pour l’ensemble de la plateforme. Cette différence est essentielle pour lire correctement la traction revendiquée.
Des preuves à raconter, une équipe à documenter
Dans une autre publication, le compte annonce un versement de 79 dollars à un portefeuille en un seul tour, à travers les 60 actifs de PEARCAT. Il communique aussi un coût moyen en gas de 0,67 % des frais d’un tour. Ce sont deux arguments de démonstration : un exemple individuel facile à raconter et un chiffre d’efficacité. Ils restent des déclarations du projet ; le premier concerne PEARCAT, et le second ne signifie pas que les achats et échanges sont dépourvus de coûts. [21] [22]
La question posée très tôt par treyerl demeure utile : qui développe et maintient ce moteur ? Les pages et publications consultées n’apportent pas de biographie vérifiable de son créateur. L’article peut documenter une interface, des règles annoncées et des échanges publics, mais pas transformer ces éléments en garantie sur l’équipe. La conversation initiale juxtapose ainsi enthousiasme pour le mécanisme et manque de visibilité sur ceux qui l’opèrent. [14] [17]
991 000 dollars et un test qui commence
Entre le repère de 2 h 34 et l’ATH communiqué à 8 h 56, six heures et vingt-deux minutes s’écoulent. Les relais observés se placent dans cet intervalle, sans permettre d’attribuer la hausse à l’un d’eux. Le sommet reste celui fourni à la rédaction ; nous ne l’avons pas reconstruit transaction par transaction.
PEAR propose un récit distinct : faire d’un memecoin le point de départ de distributions liées à d’autres actifs. Sa suite dépendra de faits mesurables : les coins qui continuent de générer des frais, les distributions effectivement reçues et la documentation du fonctionnement. Le fruit a déjà une image, une interface et des premiers relais. Le prochain chapitre dira si ces premiers usages deviennent une activité durable.
Suivi du 27 septembre — Jérôme L.
Le tableau consulté le 27 septembre affiche 78 coins, 42 tours et 9 237 paiements pour environ 11 000 dollars de tokens achetés. Le sous-ensemble PEAR n’est plus à zéro : il annonce cinq tours, 1 806 paiements et 900,76 dollars. La ligne du tour 42 attribue 147,28 dollars à 282 détenteurs, avec des liens de transactions. Ces chiffres restent ceux de l’interface, sans recomptage indépendant de tous les versements. [27]
L’offre s’est aussi élargie. Le menu propose désormais Pear Memes, Solana et Fees to X. L’équipe revendique des paniers mixtes et des associations entre chaînes. Cette extension est pertinente pour le produit, mais elle ne change pas le réseau du contrat PEAR couvert ici : Robinhood Chain. Un même nom de plateforme peut désormais conduire vers plusieurs parcours ; l’adresse reste nécessaire pour identifier l’actif concerné. [26] [27]
Rédigé par Jérôme L.
Frais, rachats, distributions : suivre la bonne somme
QUANTA et PEAR donnent deux réponses à une même attente : relier un token à une activité. Ce que leur comparaison permet de comprendre.
Deux questions sous des interfaces vertes
Le 24 septembre, un lecteur demande à Quanta à quoi sert son token. Le lendemain, un visiteur de PEAR doit comprendre pourquoi certains paiements concernent PEARCAT et d’autres les détenteurs de PEAR. Ces deux scènes partagent une question plus précise que « est-ce que cela monte ? » : quel chemin relie l’activité d’un produit au token que l’on regarde ? Les réponses décrivent des systèmes différents, malgré un vocabulaire commun de frais et de récompenses. [7] [14]
Quanta place les fournisseurs de liquidité au centre de son interface. PEAR commence par le lancement d’un coin et le choix des actifs auxquels l’associer. Un dépôt dans un pool, l’achat d’un token du protocole et la détention d’un coin lancé par un tiers ne sont pas trois noms pour le même geste. Ils exposent à des mécanismes et à des actifs distincts. La facilité avec laquelle les récits les rapprochent explique l’importance des questions posées publiquement.
Un réseau ouvert ne fournit pas une signature
Robinhood décrit officiellement sa chaîne comme ouverte et compatible Ethereum, indépendante des comptes de courtage de son application principale. Sa documentation technique distingue le mainnet 4663 du testnet 46630, avec ETH pour les frais. Ces repères établissent le terrain sur lequel les projets se déploient. Ils ne constituent pas une approbation des tokens qui y apparaissent. [28] [29]
Le nom de la chaîne fonctionne pourtant comme un puissant raccourci culturel. Quanta se présente à travers une comparaison avec Meteora ; PEAR reprend un imaginaire de portefeuille d’actions. Dans les deux cas, le lecteur connaît déjà une partie du vocabulaire avant d’examiner le produit. Notre lecture est que cette familiarité facilite l’entrée dans la conversation, tout en rendant moins visible la frontière entre une infrastructure, un émetteur et une équipe indépendante. [1] [2] [14]
Le pourcentage ne suffit pas à raconter le circuit
Le chiffre de 95 % annoncé par Quanta concerne des revenus de frais éligibles du protocole. Il ne désigne pas 95 % des échanges ni un versement de cette proportion aux portefeuilles des détenteurs. La destination revendiquée est l’achat de QUANTA puis sa destruction. PEAR annonce un autre partage : 80 % pour les actifs distribués aux détenteurs d’un coin, 20 % vers une réserve destinée aux détenteurs de PEAR. Le même mot « frais » mène donc à des sorties différentes. [23] [14]
Cette distinction change la façon de suivre les résultats. Un rachat et une destruction doivent laisser une trace d’achat et de retrait de circulation. Une distribution doit permettre de retrouver un actif, un montant et un destinataire. Aucun de ces événements, considéré isolément, ne donne le rendement final d’un détenteur : son prix d’entrée et la valeur des actifs conservés restent d’autres informations. C’est une distinction comptable élémentaire, mais les conversations de lancement la condensent souvent en une promesse de revenu.
Du zéro initial aux premiers tours
Le cas PEAR permet une comparaison datée. Dans notre relevé du 25 septembre, la plateforme annonçait déjà des milliers de paiements, tandis que les compteurs réservés aux détenteurs de PEAR restaient à zéro. Le 27 septembre, ces derniers affichent cinq tours et 900,76 dollars. Il y a donc bien une évolution de ce que l’interface présente pour cette catégorie. La raconter exige de conserver le périmètre initial : le total de la plateforme n’avait jamais été le total du token PEAR. [14] [27]
La ligne du tour 42 ajoute un détail utile : 282 détenteurs et quatre actifs nommés, NVDA, AAPL, MSFT et GOOGL, pour 147,28 dollars affichés. Ce niveau de détail rend une vérification possible, sans remplacer le travail de reconstitution des transferts. Il faut aussi résister à une addition trompeuse : un nombre de paiements cumulé ne représente pas nécessairement autant de personnes différentes. Un même portefeuille peut recevoir plusieurs actifs à plusieurs tours. [27]
Une démonstration répond à une question, pas à toutes
Chez Quanta, la progression se lit autrement. Le 24 septembre, l’automatisation des rachats était encore annoncée comme en développement. Le 27, le compte présente son déploiement et donne des adresses. Il publie aussi un parcours de retrait LP. Le changement n’est pas seulement une nouvelle image : les opérations montrées se rapprochent des gestes que devront répéter les utilisateurs. Le compte demeure la source de ces annonces ; leur publication n’équivaut pas à un audit indépendant. [8] [23] [24]
Un retrait montré répond à la question de ce parcours particulier. Il ne mesure pas combien de personnes peuvent sortir simultanément, la profondeur d’un marché ni la persistance de revenus. À l’inverse, le fait qu’une interface ait traversé un chargement imparfait ne suffit pas à disqualifier toutes ses opérations. Le suivi journalistique gagne à garder ces échelles séparées : une observation, une fonction, un système, puis un usage répété.
La prochaine histoire sera celle de la répétition
Ces projets ajoutent au meme une promesse de service. Ils disposent donc de nouveaux épisodes possibles : une fonction utilisable, un transfert reçu, une règle corrigée, une question résolue. La conversation n’a plus besoin de dépendre uniquement d’une nouvelle image ou d’un objectif de prix. Mais cette richesse impose aussi davantage de précision à ceux qui la racontent.
La comparaison de cette semaine ne désigne pas un gagnant. Elle montre deux trajectoires : Quanta cherche à relier une infrastructure de liquidité à une politique de rachat ; PEAR relie les frais de coins lancés à plusieurs circuits de distribution. Le rendez-vous suivant sera moins spectaculaire qu’un surnom réussi : constater ce que les utilisateurs peuvent encore faire et recevoir, après les premières démonstrations.
Rédigé par Jérôme L.
Les sources, à portée de clic.
Les références numérotées dans les articles renvoient à cette liste. Les liens externes s’ouvrent dans un nouvel onglet.
- Quanta Pools — site officiel, architecture et contrat du token
- Quanta Pools — annonce mainnet, 23 septembre à 21 h 02 (Paris)
- PopeCalls — comparaison avec Meteora, 23 septembre à 21 h 17
- Quanta Pools — application publique, relevé du 24 septembre
- gootshed — interrogation sur les données de l’interface, 23 septembre à 21 h 08
- Quanta Pools — terminal Telegram annoncé à 40 %, 24 septembre à 2 h 51
- Quanta Pools — réponse à SpeedRacer sur les frais du protocole, 24 septembre à 4 h 26
- Quanta Pools — automatisation encore en développement, 24 septembre à 4 h 31
- Quanta Pools — réponse à Daniel.HL sur le portefeuille de rachat, 24 septembre à 4 h 48
- Quanta Pools — démonstration DAMM v2 et SmartRouter, 24 septembre à 6 h 11
- Blockscout — transaction de démonstration réussie le 24 septembre à 5 h 52 min 42 s
- DexScreener — contrat, marchés et visuels de QUANTA, relevé du 24 septembre
- Meteora — documentation officielle du terminal de liquidité DLMM
- PEAR — fonctionnement, compteurs et mentions du site, relevé du 25 septembre
- PearOnPons — annonce épinglée, version modifiée à 2 h 34 le 25 septembre
- DexScreener — contrat exact, paires et visuels
- treyerl — distributions et question sur le développeur, 3 h 44 (Paris)
- 骑猪看世界 — reprise du message de treyerl, 3 h 49
- Alpha — question sur la communauté, 2 h 56
- Robinhood Alpha — réaction au lancement, compte de fan, 7 h 21
- PearOnPons — exemple annoncé de distribution PEARCAT
- PearOnPons — coût en gas annoncé des distributions
- Quanta Pools — rachat et destruction, 27 septembre
- Quanta Pools — démonstration de retrait LP, 27 septembre
- Quanta Pools — adresses des composants, 27 septembre
- PearOnPons — extension du produit, 27 septembre
- PEAR — tableau et récompenses, 27 septembre
- Robinhood — chaîne et comptes distincts, 27 septembre
- Robinhood — configuration mainnet et testnet
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