À qui revient l’attention ?
Des frais promis aux créateurs aux images empruntées à l’actualité.
Un développeur, un participant de Binance Square, deux pandas attendus dans un zoo : les personnages de cette édition n’occupent pas la même place. Certains doivent recevoir des frais. D’autres deviennent des images autour desquelles les traders se rassemblent.
WIRED et bPay racontent deux façons de redistribuer une partie de l’activité. Le premier désigne des comptes sociaux ; le second demande aux participants de déposer un dossier. Les questions sur la vérification, l’attente et les règles donnent à ces promesses un contenu beaucoup plus concret.
Les pandas et « Chinese people can fly » suivent un autre chemin. Une phrase diplomatique ou un refrain rejoint une adresse de contrat. Nous remontons ces passages sans confondre les créateurs de l’histoire culturelle avec ceux du token qui s’en inspire.
WIRED : les créateurs au bout du fil

Un compte social devient le destinataire des frais d’un token lancé par sa communauté. Sur BNB, WIRED construit son récit autour de cette connexion et d’une répartition 70/30. Son ATH communiqué atteint 2,22 M$ le 27 septembre 2026 à 1 h 43, heure de Paris.

À 1 h 8, une question de portefeuille
Pourquoi tous les frais arrivent-ils au même endroit ? Le 27 septembre à 1 h 8, @wiredupbnb reprend cette question et publie une adresse BscScan. Sa réponse décrit un portefeuille de collecte, appelé worker, qui conserve la part des comptes sociaux en attendant leur vérification. Le reste doit acheter et détruire des WIRED. Trente-cinq minutes avant le sommet communiqué, la conversation porte donc déjà sur le trajet de l’argent. [7]
C’est le sujet central de WIRED, pour Wired fees to socials. Une communauté peut lancer un token autour d’une personne, d’une image ou d’une idée et désigner le compte social qui doit recevoir les frais créateur. Cette personne n’a pas besoin d’être à l’origine du lancement. Le compte officiel va jusqu’à préciser qu’elle peut ignorer l’existence du token. [18]
Une prise jaune pour une idée immédiatement lisible
Le 26 septembre à 22 h 22, WIRED annonce des lancements sur BNB via Flap et invite les lecteurs à proposer d’autres plateformes sociales. Le message privilégie l’étendue des connexions possibles : si une intégration manque, assure le compte, l’équipe y travaille probablement déjà. C’est une promesse d’extension, pas la preuve que toutes les destinations fonctionnent au même niveau. [1]
Le visuel condense cette proposition. Un câble jaune dessine un W et se termine par une prise marquée du symbole dollar. À côté, le nom blanc se détache sur le noir, entouré de lignes de circuit. Le terme wired évoque le branchement autant que le transfert. Le projet fournit ainsi une image facile à reprendre pour un mécanisme pourtant fait de comptes, de preuves et de transactions.
Sur le site, cette ambition se présente face à USEPAID, CASHED, TIPPED et SQUAREPAID dans un tableau comparatif produit par WIRED lui-même. Le rapprochement situe son terrain : capter une partie de l’activité spéculative née autour des créateurs et leur en attribuer les frais. Ce tableau reste un argument du projet, pas une évaluation indépendante de ses concurrents. [3]
70 % pour le destinataire, 30 % pour WIRED
Le partage annoncé concerne les frais créateur effectivement comptabilisés par le service : 70 % pour le destinataire social vérifié, 30 % pour une réserve de rachat et destruction du token WIRED. Il ne s’agit donc ni de 70 % de la capitalisation, ni de 70 % de chaque somme échangée. À 0 h 40, le compte officiel rappelle expressément qu’une valeur affichée ne crée pas un solde réclamable. [2] [17]
Le parcours commence par le lancement sur Flap, avec les informations du token et le compte du bénéficiaire. Les frais deviennent disponibles une fois exposés ou réglés par la plateforme sous-jacente, puis rapprochés des preuves on-chain. La documentation et le formulaire indiquent Flap comme disponible et Four.meme comme à venir. Les deux noms apparaissent dans la communication, mais une seule voie de lancement est alors active. [2]
Cette séparation crée aussi deux objets différents : les tokens lancés pour des comptes sociaux et WIRED, le token de la plateforme. Les créateurs désignés perçoivent leur allocation de frais ; les détenteurs de WIRED sont exposés au récit des rachats financés par l’activité. Le mécanisme ne leur promet pas un versement individuel. [2] [5]
Prouver un compte sans céder son accès
À 22 h 55, une explication vise précisément Instagram. WIRED affirme avoir écarté la connexion OAuth pour éviter que les participants aient à connecter leur compte social au service. Le destinataire doit publier un code unique, fournir le lien de cette preuve et associer un portefeuille. La documentation précise ensuite la signature d’un message distinct pour lier l’adresse BNB. [4] [2]
Les méthodes varient selon le réseau : publication publique sur X, image ou Reel sur Instagram, vidéo ou photo sur TikTok, Gist public sur GitHub. Pour GitHub, le projet dit conserver l’identifiant numérique stable afin qu’un changement de pseudonyme ne redirige pas les frais. Fomo constitue un autre cas : le portefeuille est résolu via FomoScan et le paiement est présenté comme automatique. Plusieurs autres intégrations, dont YouTube et Binance Square, restent qualifiées de bêta. [2]
La différence compte : nommer un destinataire ne prouve pas qu’il participe. Les fausses publications de démonstration mettant en scène Elon Musk, Cristiano Ronaldo ou Taylor Swift sont explicitement illustratives. Le pied de page précise qu’elles ne constituent ni un soutien, ni une participation, ni la preuve d’un solde existant. Les chiffres de ces maquettes ne décrivent donc pas leurs revenus. [3]
De nouvelles destinations, et une objection de fond
Les réponses élargissent rapidement le champ. STRUGZ propose GoFundMe ; Zib interpelle ChillTRD et Kdotcheta avec le contrat exact, en présentant le service comme déjà fonctionnel pour les réseaux sociaux. Ces interventions montrent comment le produit circule : une personne suggère un usage, une autre cherche un relais capable de le faire connaître. Elles ne démontrent pas une adoption par les comptes interpellés. [12] [13]
Après le sommet, les lectures divergent. À 2 h 20, Iven compare WIRED à Bags et demande, de manière critique, pourquoi les acheteurs voudraient donner de l’argent à des personnes riches. À 2 h 31, 大表哥 rapproche plutôt le projet de PAID, souligne la diversité des plateformes et note que Four.meme n’est pas encore connecté. L’un discute le bénéficiaire de la redistribution ; l’autre, la portée du produit. [14] [15]
À 2 h 48, Lejzer imagine une valorisation beaucoup plus élevée si CZ interagit. Le conditionnel est décisif : ce post documente une attente promotionnelle, pas une intervention de CZ. Le récit attire aussi parce qu’un créateur connu pourrait découvrir qu’un token lui réserve des frais. Cette possibilité ne suffit pas à établir son accord. [16]
Ce que montrent les premières traces
À 0 h 42, WIRED annonce 645 727 tokens rachetés et brûlés. La vidéo de démonstration épinglée arrive à 2 h 22, après l’ATH fourni pour 1 h 43 : elle explique le parcours aux nouveaux lecteurs, sans pouvoir être présentée comme son déclencheur. [6] [8]
Le 27 septembre vers 9 h 57, l’explorateur du site affiche 100 lancements et un seul launchpad actif. Il indique notamment un destinataire @unipcs vérifié pour BONKGUY, tandis que les lignes associées à @cz_binance et @heyibinance attendent une vérification. Ce sont les statuts affichés par WIRED ; une allocation visible ne suffit pas à prouver que son destinataire a encaissé les fonds. [9]
Le registre annonce alors environ 5,04 millions de WIRED brûlés pour 8,0086 BNB engagés. Une transaction ouverte depuis ce registre est bien confirmée sur BscScan : à 9 h 57, le portefeuille de collecte transfère 169,397 WIRED du contrat étudié vers l’adresse de destruction. Cette vérification étaye une opération précise, sans auditer à elle seule le total du registre ou tous les paiements. [10] [11]
WIRED a donc rapidement produit autre chose qu’un slogan : un parcours, des explications et des traces consultables. La suite se jouera dans le passage entre attribution et réception. Brancher un nom connu sur un token crée une histoire ; voir cette personne vérifier son identité puis recevoir ses frais lui donnerait un prolongement concret.
Le 27 septembre, deux cas d’usage se précisent
En fin de journée, WIRED décrit un mainteneur GitHub comme destinataire possible : une communauté peut le désigner, puis un Gist public contenant un code à usage unique doit permettre de vérifier son compte. Un autre message décrit un artiste Spotify, avec un code dans sa biographie ou son Artist Pick. Le projet donne ainsi des formes concrètes à sa promesse multiréseau. Ces scénarios publiés ne constituent ni des partenariats avec les plateformes ni des paiements vérifiés à ces catégories de bénéficiaires. [61] [62]
Rédigé par Jérôme L.
bPay : redistribuer, puis gérer la file

Sur BNB, bPay transforme la participation sur Binance Square et les réseaux sociaux en promesse de récompenses en BNB. Le sommet communiqué atteint 2,32 M$ le 26 septembre à 16 h 51, heure de Paris. Derrière le slogan, une première journée de versements annoncés, de demandes massives et de règles révisées.

Une récompense attendue, un code à retrouver
Le 27 septembre au matin, Paula Sheroy pose une question très concrète sous une publication de bPay : après avoir envoyé sa demande et fermé la page, elle retrouve un formulaire qui lui propose une nouvelle inscription et un nouveau code. Comment récupérer son dossier ? Elle évoque aussi une limite de sept jours pour modifier sa biographie. Ce témoignage ne démontre pas une panne générale. Il raconte cependant le moment où une promesse de quelques dollars rencontre une procédure que les participants doivent comprendre. [31]
Quelques heures auparavant, andre demandait lui aussi ce qu’il fallait exactement faire. C’est à hauteur de ces utilisateurs que se joue le récit de bPay : distribuer des BNB à des personnes ordinaires, capables de publier, de vérifier un compte et d’entrer dans un parcours on-chain. Le projet veut faire de leur présence une contribution rémunérée. [32] [19]
L’argent doit revenir dans les trenches
Le 25 septembre à 14 h 25, le compte @usebPay appelle à ramener de la liquidité sur BNB Chain. Le lendemain à 14 h 28, son manifeste chinois développe une proposition plus incarnée. Dans la crypto, explique-t-il, l’argent se dirige volontiers vers les célébrités, les gros influenceurs et ceux qui en possèdent déjà. bPay choisit comme personnage central celui qui consulte Binance Square, cherche des memecoins et retourne regarder les graphiques après une mauvaise journée. [20] [19]
Le texte promet des BNB utilisables plutôt qu’une accumulation de points ou une récompense toujours repoussée. Il associe cette idée à plusieurs programmes : accueil de nouveaux participants, contribution des créateurs et aide symbolique après des pertes. Ce dernier volet porte un nom de chanson et de mème, Boys Don’t Cry. La formule vise la familiarité avec les traders ; elle ne constitue ni une assurance ni un remboursement de leurs pertes. [19]
À 15 h 28, @usebPay publie l’adresse exacte du token avec le site bpays.fun. Sa bannière jaune montre un terminal de paiement, des pièces et un geste sans contact. L’identité visuelle traduit immédiatement le verbe « payer ». Le sommet communiqué à la rédaction intervient à 16 h 51 : l’attention autour du token précède donc une bonne partie des ajustements opérationnels de la soirée. [21]
Ce que les participants doivent réellement faire
Le parcours affiché le 27 septembre commence par un compte Binance Square, une adresse publique sur BSC et un code de vérification à placer dans la biographie. Ce contrôle sert à établir que le demandeur maîtrise le compte ; la FAQ précise qu’il ne correspond pas au KYC de Binance et ne garantit pas qu’une personne ne dispose que d’un seul compte. [24] [25]
Les conditions consultées prévoient 20 dollars pour une publication Square accompagnée de trois autres tâches approuvées parmi TikTok, Douyin, X et Instagram. Compléter les cinq plateformes ouvre droit à 10 dollars supplémentaires. Les publications doivent contenir le contrat entier et le code personnel. Les bénéficiaires déjà approuvés ou payés sont exclus de la nouvelle campagne. [23]
Les montants sont exprimés en dollars, mais le versement annoncé se fait en BNB natif, selon une conversion au moment de l’approbation et dans la limite du budget. Le site se présente explicitement comme un projet communautaire indépendant sur BSC, sans affiliation officielle avec Binance ou Onboard. L’utilisation de Binance Square ne doit donc pas être confondue avec un programme organisé par Binance. [25] [22]
Quand la participation devient aussi la publicité
Cette mécanique laisse des traces dans le fil X. Le 26 septembre à 21 h 26, UFAS publie un texte vantant des paiements numériques plus simples, accompagné du contrat et d’un code BP. À 21 h 34, NaPastoro reprend le même texte avec un autre code. Ces publications correspondent au format demandé pour participer. Elles ne suffisent pas à prouver que leurs auteurs ont été payés. [26] [27]
Elles éclairent en revanche la circulation du récit : un message favorable peut être une pièce de dossier autant qu’un avis spontané. Dans le manifeste, bPay décrit lui-même une boucle où les récompenses encouragent les contributions, lesquelles attirent de nouvelles personnes. Le programme créateurs devait également pondérer l’audience, l’historique et les publications validées. L’ambition consistait à reconnaître l’influence sans réserver tout le budget aux comptes les plus imposants. [19]
La soirée où les règles changent
À 19 h 56, le compte officiel affirme avoir distribué 18 930 dollars et approuvé 939 comptes Square, tout en précisant que les paiements continuent. Il annonce une audience cumulée de plus de 100 000 abonnés pour ces comptes et désigne le plus important, suivi par 20 105 personnes. Ce sont des chiffres déclarés par le projet, pas un bilan indépendant des virements ou de personnes uniques. [28]
Vingt minutes plus tard, le ton devient plus opérationnel. bPay annonce plus de 20 000 demandes et explique que les taxes ne permettent pas de maintenir le rythme de paiement précédent. L’examen, décrit comme automatisé par plusieurs agents, doit suivre l’ordre des soumissions. Les dossiers encore non approuvés doivent être déposés à nouveau et le programme créateurs est suspendu. [29]
Une différence reste visible entre cette annonce, qui mentionne deux plateformes supplémentaires, et les conditions du site consultées ensuite, qui en exigent trois. Il faut donc dater les consignes au lieu de présenter un barème immuable. Le 27 septembre à 0 h 32, @usebPay annonce la reprise des validations selon les nouvelles règles. Les questions d’andre puis de Paula arrivent après cette reprise. [29] [23] [30]
Des taxes, des rachats et une trace vérifiable
La documentation prévoit au lancement une taxe de 3 % à l’achat et de 3 % à la vente, acheminée par un coffre Flap vers le coffre de récompenses. Le 26 septembre à 20 h 23, bPay précise qu’une part de 20 % des taxes doit alimenter quotidiennement des rachats et destructions, malgré la pause du programme créateurs. Ces paramètres décrivent le financement annoncé ; ils ne garantissent pas un revenu constant. [33] [34]
Il existe toutefois une trace plus tangible que les promesses : lors de notre consultation, BscScan affiche environ 43,45 millions de bPay sur l’adresse de destruction, soit 4,345 % d’une offre maximale d’un milliard. Une transaction référencée transfère à elle seule environ 13,39 millions de tokens depuis le coffre de récompenses vers cette adresse. Ce constat documente les tokens envoyés hors circulation, sans certifier tous les paiements aux participants. [35] [36]
Le rendez-vous suivant se joue dans les dossiers
Boys Don’t Cry est annoncé pour le 27 septembre à 14 heures, heure de Paris. Au moment de la consultation matinale, cette fonction reste signalée comme à venir et l’espace créateurs demeure fermé aux inscriptions. Le récit continue donc de mélanger un parcours déjà ouvert, des règles récemment changées et des programmes encore annoncés. [29] [22] [37]
Le premier sommet de bPay mesure l’intensité d’un intérêt pour cette promesse de redistribution. Sa suite dépend aussi de gestes moins spectaculaires : retrouver un dossier, comprendre une règle, recevoir la somme approuvée. Dans une campagne qui demande aux participants de raconter le projet, la façon dont ils vivent cette attente devient elle-même une partie de son histoire.
Rédigé par Emma C.
Ping Ping et Fu Shuang : les pandas et la formule

Attendus à Atlanta depuis des mois, les deux pandas deviennent les personnages d’un runner BNB après un discours de Xi Jinping. Sous le nom 友谊使者, les participants misent sur la circulation d’une formule : « messager de l’amitié ». ATH communiqué : 1,70 M$ le 24 septembre à 23 h 57.

Deux pandas attendus avant le premier trade
Sur Instagram, un panda dépasse du bas d’une affiche bleue. Au-dessus de ses oreilles, deux mots : « COMING SOON! ». Le visuel épinglé par Zoo Atlanta date du 23 avril 2026. Dans les commentaires, lun_yang_panda demande quand les animaux arriveront ; discoveratlanta se réjouit de les accueillir. Au relevé du 25 septembre, la publication affiche environ 10 500 J’aime. Cette attente a donc son public et son histoire avant d’avoir un contrat sur BNB. [40]
Cinq mois plus tard, les traders reprennent les noms de Ping Ping et Fu Shuang sous une autre étiquette : 友谊使者, que l’on peut traduire par « messager de l’amitié ». Le runner atteint, selon l’ATH communiqué à la rédaction, 1,70 million de dollars de capitalisation le 24 septembre à 23 h 57, heure de Paris. Entre la photo animalière et ce sommet, une formule diplomatique est devenue un nom que des participants espèrent retrouver dans tous les titres.
À Atlanta, une histoire de retour
L’annonce d’avril présente un nouvel accord de recherche et de conservation entre Zoo Atlanta et la China Wildlife Conservation Association. Son président, Raymond B. King, insiste alors sur la responsabilité d’accueillir les animaux et sur le travail scientifique partagé. Le cadre de départ est celui d’un programme zoologique, pas celui d’un lancement financier. [38]
La FAQ donne aux deux noms une identité précise : Ping Ping est un mâle né le 17 mars 2020 ; Fu Shuang, une femelle née le 18 octobre de la même année. Tous deux sont nés à la base de recherche et d’élevage du panda géant de Chengdu. La page ne fixe pas encore leur date d’arrivée. [39]
Pour Atlanta, il s’agit aussi de renouer un lien. La page consacrée à l’héritage du programme rappelle l’arrivée de Lun Lun et Yang Yang en 1999, puis les sept petits nés de ce couple. Elle présente désormais Ping Ping et Fu Shuang comme le prochain chapitre. Cette continuité explique pourquoi deux nouveaux noms peuvent déjà trouver des lecteurs attentifs, sans qu’il soit nécessaire de leur inventer une célébrité soudaine. [48]
Une phrase présidentielle devient un ticker
Le 24 septembre, dans son discours de bienvenue à la Maison-Blanche, Xi Jinping décrit les pandas comme des messagers de l’amitié entre les peuples chinois et américain. Il annonce que Ping Ping et Fu Shuang rejoindront Zoo Atlanta dans quelques jours. Le texte publié par le ministère chinois des Affaires étrangères confirme les noms et la formulation dont se réclament les traders. [41]
Le glissement est subtil. Le nom anglais du token retient les deux animaux ; son symbole chinois retient leur rôle dans le discours. La même identité peut ainsi circuler comme une histoire de pandas ou comme une formule politique. Notre lecture est que cette double entrée facilite sa reprise : les images fournissent les personnages, les mots fournissent le slogan.
Cela ne fait pas du memecoin une initiative du zoo ou des autorités. Les communications institutionnelles consultées ne mentionnent pas son contrat. Ce qui est documenté, c’est l’appropriation d’une actualité par des participants au marché. Le projet emprunte une histoire déjà publique ; cette histoire ne lui apporte pas, à elle seule, de reconnaissance officielle.
17 h 53 : les participants remontent au discours
À 17 h 53 le 24 septembre, @0xPenguinx publie l’adresse exacte du token et renvoie vers une retransmission, avec un repère autour de la trente-troisième minute. Il insiste sur le fait que l’expression provient des propos du dirigeant chinois, en reprenant une publication de Mario Nawfal. Le contrat permet de rattacher ce relais à ce runner précis, au-delà d’un simple intérêt général pour les pandas. [42]
Quatre minutes plus tard, @0xGGbond66 partage la même adresse et un lien de marché. Son commentaire est moins unanime qu’un slogan promotionnel : il juge cette seconde identité moins attirante que le récit centré sur les pandas. Il décrit pourtant le raccord avec la scène de la Maison-Blanche et les deux animaux. On voit déjà se discuter ce qui mérite d’être retenu : le personnage, son nom ou la phrase qui l’accompagne. [43]
À 18 h 05, Penguin reprend cette fois un message de Polymarket et anticipe que les grands médias diffuseront la formule anglaise « envoy of friendship ». Il ne se contente plus de rappeler l’origine du nom : il imagine sa prochaine exposition. Cette anticipation appartient à son argumentaire. Elle ne prouve ni l’ampleur des reprises à venir ni leur effet sur la capitalisation. [44]
Ces trois messages dessinent néanmoins une séquence lisible : chercher la formulation originale, discuter son intérêt, puis espérer sa répétition. Le récit du token se construit dans ce travail de sélection. Tous ceux qui regardent les mêmes pandas ne choisissent pas nécessairement les mêmes mots pour les raconter.
Du vert, du noir et du blanc, plutôt qu’une mascotte inventée
Les visuels associés au contrat sur DexScreener montrent deux pandas dans une végétation dense. L’un est assis, une tige près du visage ; l’autre se tient à côté, devant des troncs. Nous la présentons comme le visuel du token : les métadonnées consultées ne permettent pas d’attester que les deux animaux photographiés sont précisément Ping Ping et Fu Shuang. [47]
Cette sobriété compte dans la manière de transmettre le sujet. Il n’y a pas besoin de décrypter un personnage hybride, une armure ou un univers graphique inédit. Le lecteur reconnaît des pandas et rapproche l’image de l’actualité. Le choix rend le premier contact immédiat, mais laisse aux publications le soin d’expliquer pourquoi ce duo serait associé à ce contrat plutôt qu’à un autre.
La fiche consultée identifie bien Ping Ping and Fu Shuang, symbole 友谊使者, sur BNB. Elle fait également apparaître des actifs distincts nommés 平平福双 dans d’autres paires, où le token étudié sert de contrepartie. Ce détail invite à ne pas confondre une traduction voisine, un nom identique et une adresse identique. Aucun compte social officiel ni site n’était renseigné dans les métadonnées de cette fiche au relevé. [47]
Après le sommet, la promesse d’une nouvelle audience
À 4 h 10 le 25 septembre, donc après l’ATH communiqué, @ShawnThread remet le contrat en circulation. Il affirme tenir d’un contact travaillant dans les médias officiels que la nouvelle a été diffusée sur CCTV et annonce d’autres passages à venir. Il fournit un lien de replay et un horaire. Nous retenons ce post comme la trace d’un argument promotionnel sur la télévision, sans présenter son contact ni toutes les diffusions annoncées comme vérifiés. [45]
Le 25 septembre, 清扬大叔, @ansim_l, accompagne aussi le contrat de vœux de fête de la mi-automne et d’un souhait de longue vie à l’amitié. Le vocabulaire quitte alors le seul commentaire diplomatique pour entrer dans une salutation que l’on peut reprendre entre participants. Ce n’est pas une nouvelle information sur les animaux ; c’est une manière de faire vivre le nom dans la conversation. [46]
L’intérêt du sujet tient à cette circulation entre plusieurs publics : ceux qui attendent les pandas, ceux qui commentent la visite et ceux qui recherchent un récit de marché. Les sources montrent des passerelles entre leurs mots et leurs images. Elles ne permettent pas de mesurer combien de visiteurs du zoo deviennent acheteurs du token, ni d’attribuer la hausse à un relais particulier.
1,70 million, puis deux histoires qui continuent
Le repère retenu reste une capitalisation maximale de 1,70 M$ le 24 septembre 2026 à 23 h 57, heure de Paris, fournie à la rédaction et non reconstruite indépendamment à la minute près. Les relais de 17 h 53, 17 h 57 et 18 h 05 précèdent ce sommet ; les publications nocturnes documentent la poursuite du récit.
Pour les visiteurs d’Atlanta, la suite se racontera avec une arrivée, un habitat et les premières rencontres avec les animaux. Pour 友谊使者, elle dépendra de ce que les participants feront du nom quand la formule quittera les titres. Le memecoin a trouvé deux personnages immédiatement reconnaissables. Il lui reste à construire sa propre conversation autour d’eux.
Rédigé par Emma C.
Chinese people can fly : du refrain à la fusée

« Chinese people can fly » possède déjà une chanson, des détournements et désormais un projet de fresque sur une fusée. Sur BNB, des traders raccordent ces histoires à un même contrat. Le 21 septembre 2026, son sommet communiqué atteint 4,24 millions de dollars de capitalisation.

Cinq caractères, plusieurs façons de décoller
À 9 h 40, le 21 septembre, le compte 顶尖 BNB décrit sur X une fusée dont la décoration serait composée de visages ordinaires. De loin, cinq caractères : 中国人能飞. De près, des photographies. Dans les réponses, web3池掌柜 conteste aussitôt le rapprochement : pour lui, le meme renvoie au qinggong, cette légèreté surnaturelle des arts martiaux, plutôt qu’aux fusées. La discussion résume le sujet : une formule circule, mais personne ne lui donne exactement le même sens. [53]
Quelques heures plus tard, le sommet transmis à la rédaction pour le token BNB est de 4,24 millions de dollars, à 20 h 24, heure de Paris. Entre ces deux repères, la fusée est devenue un argument de marché. Pour comprendre ce mouvement, il faut suivre trois histoires qui se croisent : celle d’un morceau de rap, celle d’un projet participatif et celle d’un actif que des traders leur associent.
Avant le contrat, un refrain déjà en circulation
中国人能飞 se traduit par « les Chinois peuvent voler ». La formule n’est pas née avec ce contrat. La chaîne officielle On The Radar Radio publie le freestyle de SKAI ISYOURGOD, connu sous le nom de 揽佬, le 17 juillet 2026. Le lendemain, MEROS diffuse sur Douyin un extrait associant SKAI ISYOURGOD et Chalky Wong. Deux mois avant le Runner, les mots possèdent donc déjà une scène et des interprètes identifiables. [49] [50]
Un détail aide à se repérer : la fiche musicale YouTube affiche 中国人会飞, accompagné de « The Chinese Can Fly » et du nom Chalky Wong, tandis que le slogan et le token utilisent 中国人能飞. Les caractères 会 et 能 diffèrent ; les usages se rejoignent dans la circulation du meme. Il serait trompeur de traiter chaque variante de titre comme un projet distinct, ou de déduire du titre d’une chanson la propriété d’un token. [49]
Le ressort est particulièrement transportable : une phrase brève, une capacité impossible prise au pied de la lettre, et un verbe qui peut aussi évoquer une ascension. L’imaginaire martial, la performance et l’envol spatial peuvent s’y succéder sans effacer la formule initiale. C’est notre lecture de sa plasticité : le public peut changer le décor en gardant le même point de reconnaissance.
MediaStorm donne au slogan une surface physique
Le 21 septembre, MediaStorm, ou 影视飓风, invite son public à participer à une décoration de fusée. Selon la présentation du projet rapportée par STNN, les photographies retenues formeront une mosaïque : les cinq caractères seront lisibles à distance, les personnes visibles en regardant de près. La collecte annoncée court du 21 septembre au 12 octobre. Cette échéance concerne les contributions ; elle ne constitue pas une date de lancement. [51] [52]
Le lien avec la chanson est explicite. Dans les commentaires de sa publication Douyin, le compte auteur interpelle SKAI ISYOURGOD et Chalky Wong et explique vouloir faire voyager leur formule dans l’espace. La proposition transforme un refrain en participation concrète : choisir une image de soi, la soumettre, imaginer sa place dans une composition collective. [51]
Le visuel associé au token sur DEX Screener resserre encore cette idée. Il montre une portion verticale de fusée blanche, les caractères disposés les uns sous les autres, sur un paysage désertique. Pas de mascotte animale ni de personnage de rappeur : l’identité affichée privilégie déjà l’objet spatial. Cette image relie visuellement le token au récit ; elle ne démontre aucun accord avec les porteurs du projet. [59]
Sur X, la fusée devient une proposition de marché
Le message de 顶尖 BNB fournit un point de passage visible entre le projet participatif et les conversations crypto. Paurojay le reprend ensuite en anglais, décrit la décoration de fusée et joint le contrat exact étudié ici. Il accompagne ce rapprochement d’un objectif de 10 millions de dollars. L’objectif est promotionnel ; le fait documenté est le travail de traduction et de liaison entre une publication chinoise, une histoire accessible en anglais et une adresse BNB. [53] [54]
Crypto北斗 propose une autre grille de lecture. Dans son fil de 17 h 51, il cite un message antérieur, horodaté à 13 h 17, qui associait 牛来 et 中国人能飞 et mentionnait une zone de 1 à 1,3 million. Ce repère décrit ce que le compte écrivait à ce moment-là. Il ne prouve ni un achat exécuté à ce niveau ni l’entrée des tout premiers KOLs. [55]
Son argument porte sur la capacité de BSC à faire émerger des memes chinois après 牛来. Le chant, les créations dérivées et le nom facile à répéter deviennent les composantes d’un possible relais narratif. Dans les réponses, 金石 insiste justement sur le caractère brut mais mémorisable du nom. Ce qui intéresse ces participants n’est pas seulement une fusée : c’est une formule qui peut continuer à circuler dans plusieurs communautés. [55] [60]
Un même récit ne produit pas les mêmes décisions
Les réactions ne dessinent pas un enthousiasme uniforme. À 13 h 18, Greek annonce prendre ses bénéfices sur le contrat exact. Il invoque la présence de nombreux snipers et dit ne pas attendre beaucoup plus de hausse. Le message établit sa position déclarée, pas une analyse vérifiée de la répartition des portefeuilles. Une réponse lui rappelle que prendre un bénéfice reste un bénéfice : la conversation porte déjà sur la sortie, alors que d’autres cherchent encore une entrée. [56]
Leslie, de son côté, explique choisir de miser sur le token en reliant le contexte de marché au rêve spatial des gens ordinaires. Dans cette lecture, la participation à la mosaïque devient une histoire suffisamment forte pour soutenir son intérêt de trader. Cette coexistence est révélatrice : on peut regarder les mêmes caractères et y voir un projet collectif, une occasion de continuation ou un mouvement à quitter. [58]
Ce que l’annonce Gate établit réellement
À 16 h 35, Gate Trenches annonce plusieurs nouveaux actifs accessibles sur son agrégateur de trading onchain, dont 中国人能飞. Le lien BSC contient exactement 0x108876c3df3d893350e9b780563b3697aa3e7777. C’est un relais identifiable de distribution et de visibilité ; ce post ne doit pas être présenté comme une annonce de cotation spot classique sur la plateforme centralisée Gate. [57]
La fiche DEX Screener rattache elle aussi le contrat à BNB Smart Chain, sous le nom complet 中国人能飞火箭, avec une paire PancakeSwap face à FXIon. Le contrat sert ici de fil conducteur entre les publications. Les sources consultées ne permettent toutefois pas d’identifier avec certitude son créateur, ni d’établir un partenariat avec MediaStorm, SKAI ISYOURGOD ou Chalky Wong. Leur rôle dans l’histoire culturelle ne vaut pas approbation du memecoin. [59]
4,24 millions : un repère dans une histoire ouverte
Le chiffre retenu est le sommet communiqué par l’éditeur : 4,24 millions de dollars de capitalisation le 21 septembre 2026 à 20 h 24, heure de Paris. Il s’agit d’un relevé daté, non d’une valeur actualisée en direct ni d’un sommet reconstitué indépendamment à la minute près. Les objectifs écrits sur X ne sont pas des sommets supplémentaires.
La force du récit vient de ses changements d’échelle : quelques mots chantés, une communauté qui les détourne, des photographies appelées à former une fresque, puis une adresse qui devient négociable. Son point fragile se situe au même endroit : passer d’une étape à l’autre n’établit aucun lien officiel. La suite dépendra de la capacité des participants à produire des échanges et des créations propres au token, au-delà de l’annonce dont ils ont emprunté l’élan.
Un nouveau repère le 22 septembre
Le suivi transmis à la rédaction porte ensuite le maximum à 4 707 650 dollars le 22 septembre à 9 h 04 min 33 s, heure de Paris. Le sommet de 4,24 M$ cité dans la chronologie reste celui du 21 septembre ; ce relevé ultérieur documente la poursuite du mouvement.
Rédigé par Jérôme L.
Les sources, à portée de clic.
Les références numérotées dans les articles renvoient à cette liste. Les liens externes s’ouvrent dans un nouvel onglet.
- WIRED — annonce du lancement sur Flap, 26 septembre à 22 h 22 (Paris)
- WIRED — documentation : attribution, preuves sociales et frais
- WIRED — site officiel et exemples illustratifs
- WIRED — vérification Instagram, 26 septembre à 22 h 55
- WIRED — répartition 70/30, 27 septembre à 0 h 7
- WIRED — 645 727 tokens brûlés annoncés, 27 septembre à 0 h 42
- WIRED — rôle du portefeuille de collecte, 27 septembre à 1 h 8
- WIRED — vidéo de démonstration, 27 septembre à 2 h 22
- WIRED — explorateur des lancements, relevé du 27 septembre au matin
- WIRED — registre des rachats et destructions
- BscScan — destruction de 169,397 WIRED, 27 septembre à 9 h 57
- STRUGZ — proposition d’intégration de GoFundMe
- Zib — relais auprès de ChillTRD et Kdotcheta
- Iven — critique du modèle et comparaison à Bags
- 大表哥 — rapprochement avec PAID et limite Four.meme
- Lejzer — projection conditionnelle autour de CZ
- WIRED — distinction entre valeur affichée et frais réclamables
- WIRED — un créateur peut ignorer l’existence du token, 27 septembre
- bPay — manifeste, 26 septembre 2026
- bPay — retour de la liquidité sur BNB Chain, 25 septembre
- bPay — lancement et contrat, 26 septembre à 15 h 28 (Paris)
- bPay — campagne et identité du projet
- bPay — conditions de participation
- bPay — vérification du compte et dépôt des publications
- bPay — FAQ et fonctionnement des récompenses
- UFAS — publication accompagnée du contrat et du code BP
- NaPastoro — publication accompagnée du contrat et du code BP
- bPay — bilan déclaré de 18 930 $, 26 septembre à 19 h 56
- bPay — nouvelles règles et file de demandes, 26 septembre à 20 h 16
- bPay — reprise des validations, 27 septembre à 0 h 32
- Paula Sheroy — question sur le code et le suivi du dossier
- andre — demande de clarification des tâches
- bPay — financement, taxes et coffre de récompenses
- bPay — annonce des rachats et destructions
- BscScan — solde bPay de l’adresse de destruction
- BscScan — transfert de 13,39 millions de bPay vers l’adresse de destruction
- bPay — espace créateurs, consulté le 27 septembre au matin
- Zoo Atlanta — annonce du nouvel accord, 23 avril 2026
- Zoo Atlanta — FAQ : identité des pandas et programme
- Zoo Atlanta — annonce Instagram et réactions, relevé du 25 septembre
- Xi Jinping — texte du discours à la Maison-Blanche, 24 septembre 2026
- 0xPenguinx — discours et contrat exact, 24 septembre à 17 h 53 (Paris)
- 0xGGbond — lecture du nom et du visuel, 24 septembre à 17 h 57
- 0xPenguinx — anticipation des reprises médiatiques, 24 septembre à 18 h 05
- 0xShawn — propos sur la diffusion télévisée, 25 septembre à 4 h 10
- 清扬大叔 — vœux de fête et contrat, 25 septembre
- DexScreener — identité du contrat, paires et visuels, relevé du 25 septembre
- Zoo Atlanta — Panda Legacy et histoire du programme
- On The Radar Radio — The Skai Isyourgod Freestyle, 17 juillet 2026
- MEROS — SKAI ISYOURGOD × Chalky Wong, extrait On The Radar, 18 juillet 2026
- MediaStorm / 影视飓风 — invitation et échanges autour du projet spatial, 21 septembre 2026
- 星岛 / STNN — principe de la fresque et calendrier de collecte des photos, 21 septembre 2026
- 顶尖 BNB — reprise du projet de fusée et discussion sur le sens du meme, 21 septembre à 9 h 40 (Paris)
- Paurojay — rapprochement entre le projet de fusée et le contrat exact, 21 septembre 2026
- Crypto北斗 — récit BNB et citation de son message à 1–1,3 M$, 21 septembre à 17 h 51 (Paris)
- Greek — prise de bénéfices déclarée, 21 septembre à 13 h 18 (Paris)
- Gate Trenches — annonce et lien BSC portant le contrat exact, 21 septembre à 16 h 35 (Paris)
- Leslie — interprétation du rêve spatial et achat déclaré, 21 septembre 2026
- DEX Screener — 中国人能飞 / FXIon sur PancakeSwap, contrat BNB et visuel
- 金石 — discussion sur la mémorisation et la diffusion du nom
- WIRED — vérification GitHub, 27 septembre
- WIRED — vérification Spotify, 27 septembre
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