Qui est vraiment aux commandes ?
Une semaine où les personnages du récit deviennent aussi ses destinataires.
Un café payé à Beff Jezos, un fondateur de portefeuille interrogé sur un don, un agent qui explique une vente, un requin que des fans veulent retrouver à Busan : cette semaine, le récit sort souvent de son ticker. Il cherche quelqu’un qui répond, décide ou reçoit.
Huit récits traversent ce numéro. e/acc et CAKE interrogent la destination de l’argent ; Familiars et NPC donnent des décisions aux machines. Bukangi et CALI transforment des animaux en rendez-vous collectifs. GROK propose un visage à chacun, tandis que JACK met son audience au défi. Derrière chaque ticker, quelqu’un reçoit, répond ou espère.
Ces récits ont un point commun : ils gagnent en intérêt quand on regarde les échanges concrets et leur chronologie. Qui a dit quoi ? À quel moment ? Qu’est-ce qui a changé ensuite ? C’est dans ces détails que cette semaine prend sa forme.
e/acc : du café au think tank

Sur Solana, Effective Accelerationism relie une culture du progrès à des paiements inattendus. Une nuit de réactions publiques et de projets de financement, jusqu’à un ATH communiqué de 27,03 M$.

Une discussion sur le financement change de nature
Le 25 septembre, à 23 h 13, heure de Paris, Beff Jezos répond à une discussion sur les moyens financiers des camps qui s’affrontent autour de l’intelligence artificielle. Son argument tient dans une scène minuscule : les revenus de X lui paient du café pour continuer à contredire les pessimistes de l’IA. Il décrit e/acc comme des internautes réunis par leurs convictions, sans l’appareil d’ONG qu’il attribue à ses adversaires. Quelques heures plus tard, la question du financement a pris une forme beaucoup moins abstraite. [1]
À 1 h 04, le 26 septembre, il raconte recevoir une avalanche d’argent sur X Money, au point de comparer la situation à un déni de service. La formule, accompagnée d’un emoji hilare, transforme les paiements en spectacle public. C’est dans cette séquence que se lit le runner e/acc sur Solana : un mouvement préexistant, une personnalité qui réagit et un token dont la fiche UsePaid affiche précisément Beff comme bénéficiaire. Le sommet communiqué à Trenches On atteint 27,03 M$ à 5 h 49. [2] [3]
Avant le ticker, une idée du progrès
Le nom vient d’Effective Accelerationism. Les textes fondateurs de 2022 défendent une accélération technologique, portée par l’intelligence, l’expérimentation et les marchés. Ils empruntent à la thermodynamique pour formuler une vision du développement de la civilisation : il s’agit d’une doctrine, pas d’une démonstration scientifique établissant que toute innovation serait bénéfique. [5] [6]
Le token reprend donc une identité intellectuelle déjà constituée. Cela change la manière dont son nom circule : e/acc peut désigner un courant d’idées, une appartenance affichée dans un pseudonyme ou cet actif précis. Une publication favorable au progrès technique ne suffit pas à identifier le contrat. Pour cet article, le rapprochement repose sur la fiche UsePaid et sur des messages qui reproduisent l’adresse complète, pas sur le seul mot e/acc. [3] [9] [10]
UsePaid, le mécanisme derrière la surprise
La fiche du contrat CbcyNo7m1amFWqEQm2m4PLv1UNvpcL3C1Ujm6AkzpKoU relie Effective Accelerationism au profil de Beff Jezos. Le fonctionnement décrit par UsePaid explique comment une personne peut recevoir de l’argent sans avoir elle-même présenté un lancement. Un créateur configure les frais qui lui sont reversés pour les diriger vers le dispositif, avec un compte X comme destinataire. La documentation précise que le bénéficiaire n’a pas besoin de détenir un wallet ni d’avoir donné son accord préalable. Recevoir un paiement n’équivaut donc pas, à lui seul, à créer le token. [3] [4]
UsePaid annonce une répartition de ces frais : 80 % sont convertis en dollars et versés via X Money ; 20 % servent à racheter puis brûler son propre token PAID. Ce sont les règles publiées par la plateforme, distinctes du montant de capitalisation affiché sur un marché. Dans ce modèle, l’activité de trading alimente le récit du financement. Mais le pic de 27,03 M$ ne représente ni une donation de cette taille, ni la trésorerie d’une future organisation. [4]
Lors de la consultation, la fiche affichait un cumul envoyé mais signalait aussi l’indisponibilité temporaire du détail des paiements. Nous ne retenons donc pas ce compteur comme un total audité. L’intérêt narratif est ailleurs : les réactions publiques de Beff donnent un visage au destinataire que la plateforme affiche, sans permettre de reconstituer chaque versement. [2] [3]
La nuit où la surprise devient une intention
À 2 h 25, Beff décrit e/acc comme une culture capable d’accélérer la civilisation jusqu’aux étoiles et appelle à continuer de changer d’échelle. Sous le message, Smokez demande si l’image qu’il emploie représente bien le logo e/acc ; VenoM l’interroge sur la poursuite du financement. Ces réponses montrent deux appropriations simultanées : certains cherchent un signe de reconnaissance visuel, d’autres une continuité économique. Le débat d’idées et la lecture du token se retrouvent dans le même fil. [7]
À 3 h 46, le ton franchit une étape. Beff défend l’idée de mobiliser le capital disponible pour un think tank e/acc et parle d’une caisse de guerre. Il cite sa propre annonce d’une future organisation à but non lucratif, construite avec @mjdramstead, à laquelle iraient revenus et dons, avec une dimension de recherche et de conseil politique. Ce passage compte davantage qu’une réaction amusée : il donne une destination annoncée à l’argent. Il ne fournit cependant pas, dans ce message, la preuve d’une structure déjà opérationnelle ni un compte rendu de dépenses. [8]
Les relais qui attachent une adresse au récit
À 3 h 34, Uncle Darryl, sous le compte @BitPits, partage son enthousiasme en citant le message sur la civilisation et en ajoutant le contrat exact. À 4 h 22, @MrRightSolana fait à son tour circuler l’adresse avec le propos sur le financement du think tank. Ces publications sont des repères vérifiables de diffusion : elles raccordent explicitement les déclarations de Beff à un actif négociable sur Solana. Elles ne prouvent ni l’entrée de ces comptes au capital, ni leur prix d’achat. [9] [10]
C’est le ressort particulier de cette nuit : chaque nouvelle déclaration peut être lue sur deux plans. Pour les lecteurs du mouvement, elle parle de recherche, d’influence et d’organisation. Pour les traders, elle peut donner une suite au scénario du token. Notre lecture est celle d’une boucle d’attention : activité, paiements, réactions puis nouveaux relais. La chronologie est compatible avec cette dynamique ; elle ne permet pas d’attribuer chaque hausse de prix à un post précis. [2] [7] [8] [9] [10]
Ce que mesure le sommet de 27,03 M$
Le relevé transmis à la rédaction situe l’ATH à 27,03 M$ le 26 septembre à 5 h 49, heure de Paris. Il intervient après les messages et les relais décrits ici. Nous le présentons comme le sommet communiqué par l’éditeur, pour ce contrat Solana, et non comme une somme encaissée par Beff ou comme une mesure de la taille du mouvement. La fiche de marché identifie bien le nom Effective Accelerationism et le ticker e/acc associés à cette adresse. [11]
La distinction protège aussi le sens du récit. Un courant peut disposer d’une audience avant qu’un token ne l’emprunte ; un bénéficiaire peut accepter un financement sans avoir initié le déploiement ; une organisation peut être annoncée sans que sa gouvernance soit déjà documentée. Les sources consultées établissent les réactions et l’intention déclarée. Elles ne permettent pas d’attribuer à Beff la création de ce contrat. [3] [4] [8]
Du café à une ambition institutionnelle
Le contraste donne à e/acc sa force narrative : au début de cette séquence, Beff décrit quelques revenus destinés au café ; au cours de la nuit, il envisage une organisation et un outil d’influence. Le token s’insère dans ce changement d’échelle et offre aux relais un objet simple à partager : un nom connu, une adresse et une histoire qui se poursuit en public. [1] [8] [9] [10]
La suite intéressante sera celle des actes : organisation constituée, travaux publiés, destination des fonds explicitée. À ce stade, le runner raconte surtout la rencontre entre une conviction ancienne et un mécanisme récent de paiement. Son originalité réside dans cette transformation visible du discours, de la surprise face à l’argent vers la question de ce qu’il pourrait financer. [2] [4] [8]
Le repère actualisé
Après le sommet initial raconté ici, un nouveau relevé communiqué à la rédaction situe le maximum à 30 094 328 dollars le 26 septembre à 8 h 47 min 40 s, heure de Paris. Comme le premier, ce chiffre est une capitalisation de marché du token ; il ne correspond pas au financement reçu par le mouvement.
Rédigé par Jérôme L.
Familiars : les agents face à leurs compteurs

Un fil de traders artificiels, des tokens d’agents et un ATH communiqué de 3,24 M$ : familiars.family concentre en une nuit la promesse d’un réseau social d’IA et les premières exigences de transparence.

À 1 h 09, les agents entrent dans le fil
Le 24 septembre à 1 h 09, heure de Paris, familiars.family annonce son ouverture sur X. La proposition tient en une séquence : choisir une IA, lui donner un nom, alimenter son portefeuille et regarder ses décisions apparaître en public. L’équipe présente un tableau où des agents négocient des tokens Solana avec de l’argent réel, leurs transactions étant récupérées sur la blockchain. Le message de lancement affiche environ 58 800 vues lors de notre consultation matinale. [12]
À 2 h 44, selon le relevé communiqué à Trenches On, le token $familiars atteint 3,24 millions de dollars de capitalisation. L’intervalle est court, mais le récit est déjà plus précis qu’une simple promesse d’IA : un produit consultable, des agents nommés, un classement et des opérations commentées. Les heures suivantes vont aussi montrer combien la crédibilité de ce tableau dépend de sa manière de compter.
Un réseau social dont les participants sont des traders artificiels
L’interface répartit l’attention entre les meilleurs agents, leur fil de publications et les tokens qu’ils négocient. Les messages distinguent notes, repérages et transactions. Plusieurs opérations comportent un lien vers Solscan ; le lecteur peut ainsi quitter le commentaire pour consulter une trace de transaction. Le classement propose des périodes de 24 heures, sept jours et trente jours. Cette présentation rend les stratégies comparables en apparence et transforme les décisions successives en spectacle continu. [13]
L’identité visuelle accompagne ce choix. La bannière montre cinq petits ordinateurs à bras et à chaussures, en violet, vert, bleu sombre, orange et rose, sur fond nocturne. Leurs écrans portent le même signe blanc. Le groupe évoque une famille de personnages personnalisables, tandis que le produit leur donne des noms et des styles de trading. Notre lecture est que ce passage du logiciel au personnage facilite le suivi : on peut revenir voir ce qu’a fait un agent particulier, plutôt que consulter seulement un indicateur. [13] [22]
Le panneau de création propose de sélectionner un modèle, de définir des instructions et des limites de position ou de dépense quotidienne, puis d’envoyer des SOL au portefeuille créé. Il annonce que Familiars paie les coûts d’IA et permet le retrait ou l’export de la clé. Il s’agit du parcours présenté par le service ; nous n’avons créé ni financé d’agent. [13]
Deux portes d’entrée, et des responsabilités différentes
Familiars accepte aussi des agents déjà existants. Sa documentation décrit alors un portefeuille contrôlé par l’agent, dont la propriété est prouvée par signature. Le site associe ensuite ce portefeuille à un profil et à ses publications. Dans ce parcours, la plateforme affirme ne pas conserver les clés ou les fonds : elle lit les opérations effectuées sur Solana. Ce fonctionnement doit être distingué de la création hébergée proposée par l’interface. [14]
La documentation apporte une nuance essentielle aux réglages de risque : pour ces agents externes, les plafonds transmis par le propriétaire ne sont pas imposés sur la blockchain par Familiars. Leur respect dépend de l’agent. Un tableau de paramètres constitue donc une consigne, pas nécessairement un verrou d’exécution. Le produit rassemble visibilité, instructions et résultats ; ces trois fonctions ne doivent pas être confondues. [14]
Les échanges sous l’annonce montrent que les utilisateurs cherchent précisément à comprendre cette frontière. Bo, @Boboscales, demande si les compétences des agents sont configurables. Shay, @madscientist258, pose une question plus directe sur leur rentabilité. L’intérêt porte déjà sur l’usage concret et les résultats, au-delà de la démonstration vidéo. [12]
Le relais de B1 et la promesse de lancer des tokens
À 2 h 01, B1, @BrotherMKT, relaie le projet avec un lien Fomo contenant le contrat exact étudié ici. Il cite une annonce de Familiars présentant l’ambition de créer un agent et son propre token dans un même parcours. Son post affiche environ 20 900 vues lors de notre passage. Ce relais documente la circulation du récit avant l’ATH fourni, sans permettre de mesurer sa contribution à la hausse. [15]
La proposition élargit le sujet : un agent peut devenir un personnage suivi pour ses décisions, puis le centre d’un token distinct. À 3 h 41, le compte Trader, identifié sur X comme automatisé par @0xSavior, revendique le premier lancement d’un agent sur Familiars. Il affirme répartir les frais en achats progressifs, moitié sur $Trader et moitié sur $familiars. C’est sa stratégie déclarée, pas une règle économique démontrée pour toute la plateforme. [20]
À 7 h 11, l’équipe place un launchpad multichaîne parmi les prochaines étapes. Le temps employé compte : c’est une annonce de développement. Le runner couvert reste le contrat Solana 2PENPmfgJfq6CG3k4byj4oWwHf8SerqakmYHMkUupump, identifié par DexScreener comme familiars.family, avec notamment une paire PumpSwap contre SOL. Les tokens d’agents constituent des actifs séparés. [21] [22]
La première nuit oblige déjà à corriger les compteurs
À 3 h 13, l’équipe annonce avoir supprimé une limite quotidienne d’IA atteinte en moins d’une heure. Selon son message, les agents mis en pause ont repris leur activité et le service de réflexion demeure gratuit. Plus tard, des réponses signalent encore des difficultés de crédits. On peut donc documenter un correctif annoncé, pas conclure à une résolution universelle et définitive. [16] [21]
À 3 h 46, le compte officiel publie un bilan : plus de 730 agents créés, une capitalisation annoncée autour de 3,2 M$ et 32 000 dollars de P&L pour l’agent rocky. Dans les réponses, Matias2 conteste le classement et demande une révision. Ce chiffre de performance doit être lu dans sa chronologie : il précède l’explication détaillée d’un défaut de calcul. [17]
À 4 h 11, Familiars précise que les retraits étaient comptés comme des pertes et que des tokens envoyés à un portefeuille pouvaient apparaître comme des profits. L’équipe dit avoir recalculé les résultats à partir des achats, des ventes et des positions restantes valorisées au marché, en neutralisant les transferts. Elle annonce également corriger la valorisation des tokens encore sur la courbe de pump.fun. Les 32 000 dollars précédemment affichés ne constituent donc pas une performance vérifiée à reprendre comme preuve de réussite. [18]
L’enjeu dépasse un affichage défectueux. Si le classement doit orienter l’attention vers les meilleurs agents, sa méthode devient une partie centrale du produit. Un transfert entrant, un gain réalisé et une hausse latente ne racontent pas la même chose. La transparence des transactions aide à examiner les résultats ; elle ne dispense pas d’un calcul correct.
Des raisonnements publics, une efficacité encore à établir
Le journal d’aipcs donne une idée concrète de l’expérience. Dans la matinée, l’agent décrit une petite entrée sur BROOD DOG, puis une sortie rapide parce que l’avantage des acheteurs s’efface. Ailleurs, il relate une perte sur FUNKINU après retournement du flux. Le fil présente ainsi des décisions, des abandons et des justifications successives, plutôt qu’une vitrine composée uniquement de victoires. Ces textes sont les explications publiées par l’agent, pas une validation indépendante de chacune de ses analyses. [13] [19]
Familiars a trouvé un ressort lisible : rendre les agents observables et donner à leurs opérations une continuité sociale. Son ATH communiqué de 3,24 M$ à 2 h 44 le 24 septembre situe l’intensité initiale de l’intérêt pour le token ; ce repère n’a pas été reconstitué indépendamment à la minute près. La suite se jouera sur des éléments plus durables que ce premier sommet : disponibilité du service, qualité des raisonnements, stabilité du calcul des performances et clarification du rôle économique de $familiars. La première nuit a rendu ces questions visibles presque aussi vite que le produit lui-même. [16] [18] [21]
Suivi du week-end — Emma C.
Le 26 septembre, Familiars annonce reconstruire son système de crédits et promet une résolution complète pour le lundi suivant. Cette échéance reste future à la clôture du numéro. Elle prolonge les problèmes de disponibilité observés pendant la première nuit : l’expérience ne se résume donc pas au classement des agents, mais dépend aussi de leur capacité à continuer de fonctionner. [51]
Le relevé ultérieur transmis à la rédaction porte le maximum à 3 785 067 dollars le 24 septembre à 20 h 34, heure de Paris. Il complète le repère matinal de 3,24 M$ raconté dans l’article, sans mesurer la rentabilité des agents.
Rédigé par Jérôme L.
CAKE : un fondateur pris dans le récit

Sur Solana, cake.xmr rapproche le nom de Cake Wallet d’une promesse de dons aux développeurs de Monero. Le token atteint un ATH communiqué de 3,71 M$ le 27 septembre à 4 h 55, heure de Paris. Mais les réponses de Vik Sharma racontent une histoire plus hésitante que celle d’un lancement officiel.

« Comment le prouver ? »
À 3 h 23, le 27 septembre, Vik Sharma ne discute pas d’un objectif de capitalisation. Il demande comment prouver que c’est bien lui. Un interlocuteur, Jkids, vient de soupçonner le piratage de son compte. La réponse citée dans le fil disait pourtant qu’il avait accepté une idée qu’il trouvait amusante et susceptible d’apporter de l’argent aux développeurs de Monero. La surprise est déjà devenue une question d’authenticité. [26] [27]
Ce décalage donne son point de départ au récit de CAKE. D’un côté, des traders découvrent un token et reconnaissent le nom d’un professionnel de la crypto. De l’autre, ce professionnel doit expliquer la portée de son implication. Le sommet communiqué à la rédaction, 3,71 millions de dollars à 4 h 55, se place entre ces premiers doutes et les précisions plus explicites qu’il apportera ensuite.
Un nom qui possède déjà une histoire
Cake Wallet n’apparaît pas avec ce memecoin. Sa présentation officielle situe sa naissance en 2018, sous l’impulsion de Vikrant Sharma, et décrit son origine comme portefeuille Monero pour iOS. Son activité repose sur la conservation personnelle des clés et la confidentialité financière. Le site présente aujourd’hui un portefeuille ouvert permettant de détenir, envoyer, recevoir et échanger plusieurs cryptomonnaies. [23] [24]
Cette antériorité donne au nom une épaisseur immédiate. Le lecteur qui connaît Cake Wallet ou Monero ne rencontre pas seulement quatre lettres. Il reconnaît un outil, un fondateur et une culture attachée à la confidentialité. Pour autant, reprendre ce nom dans un token ne transforme pas celui-ci en produit officiel de l’entreprise.
Le visuel de cake.xmr joue précisément sur cette familiarité : un portefeuille noir et orange, un M blanc, puis un nom en caractères pixelisés. Le suffixe xmr renvoie au vocabulaire de Monero, mais le contrat suivi ici se trouve sur Solana. La fiche de marché associe bien CAKE à DAemPFNc3RtibBDKkUA4eL2Ns11q9VRdbpptmqm8DGqN. Il faut garder ensemble ce nom et cette adresse pour ne pas mélanger les tokens homonymes. [25]
L’idée acceptée, puis le recul
Une partie de l’histoire initiale manque désormais à la lecture directe : le post du fondateur relié à la fiche DEX Screener n’est plus accessible lors de notre consultation. Nous n’en reconstruisons pas le texte. Les réponses conservées permettent néanmoins d’aller au-delà des captures reprises et des interprétations de traders. [25] [29]
À 5 h 55, Vik Sharma explique avoir accepté la proposition d’une personne qui l’avait contacté, en pensant à une petite initiative amusante pour financer Monero. Il dit ensuite avoir jugé l’idée mauvaise et supprimé sa publication parce qu’il ne voulait pas que des gens subissent un préjudice. Il annonce une discussion audio sur X et réaffirme que les sommes éventuellement reçues seront données à Monero. [29]
À 6 h 17, il formule une autre distinction : le token a été créé et existe indépendamment de lui et de son tweet. Cette déclaration interdit de réduire l’épisode à « Cake Wallet lance son token ». Les éléments disponibles documentent une sollicitation acceptée, une publication retirée et une prise de distance sur son rôle. Ils n’identifient pas avec certitude le créateur du contrat. [30]
Des frais pour Monero, pas un financement de Cake Wallet
La destination de l’argent devient elle-même un sujet de correction. À 5 h 23, en réponse à Tony Clifton, Vik indique que les fonds ne sont pas pour son équipe. À 6 h 23, il précise qu’ils iraient directement au fonds de développement de Monero et se présente comme un contributeur régulier à cet écosystème. Il distingue donc l’activité de son entreprise de la cause qu’il souhaite soutenir. [38] [31]
Cette précision change le récit proposé aux acheteurs. Le token n’est pas décrit par son destinataire comme une levée de fonds pour agrandir Cake Wallet. L’idée exprimée est de transformer des frais reçus en contribution à des développeurs. Une intention de don n’établit cependant ni un montant encaissé ni un transfert effectué.
Le fil apporte même un repère concret sur ce point. Interrogé par @web3dajidali pour savoir s’il a reçu le paiement, Vik répond à 6 h 49 que non : l’interface indique des paiements suspendus, et il suppose que cela peut prendre du temps. À cet instant, sa réponse reste celle d’un destinataire qui attend. Elle ne permet pas d’annoncer que Monero a déjà bénéficié des frais. [32]
Les traders veulent une présence, pas seulement une adresse
La suppression suscite des réactions différentes. Copper estime qu’effacer le post principal était une mauvaise décision. Heisenberg reconnaît que le token peut continuer d’exister sans Vik, mais considère que l’acceptation des frais par ce dernier donne son sens au projet. Il lui attribue aussi la chute après la suppression ; cette causalité reste l’analyse du participant, pas un résultat démontré par le fil. [33] [34]
Ces échanges révèlent une attente plus large que le fonctionnement technique. Les participants voudraient que le destinataire du récit continue à le porter publiquement. Vik répond sur l’existence autonome du token ; ses interlocuteurs parlent de soutien, de confiance et de présence. Les deux conversations se croisent sans toujours répondre à la même question.
MrPatrickSchmitt adopte ensuite un ton plus conciliant : il recommande de laisser Vik dormir et s’expliquer lors de son Space. D’autres réponses invoquent des arguments juridiques pour le rassurer, mais ces commentaires ne constituent pas une analyse de sa responsabilité. Le rendez-vous audio devient surtout un prochain point d’attention pour une communauté qui cherche encore une position claire. [35] [29]
Après le sommet, CAKE cherche une place parmi les tokens de frais
Avant le sommet, à 3 h 10, Ben publie déjà le contrat exact en revendiquant un multiplicateur de dix depuis son signal. Ce type de message documente un relais promotionnel, sans valider sa performance personnelle. Plus tard, à 8 h 12, CryptoLord propose un récit plus développé : faire de CAKE un token emblématique de l’écosystème UsePaid. [37] [36]
Sa publication présente Vik comme destinataire des frais et met l’accent sur leur donation annoncée à Monero. Elle reprend le contrat confirmé, puis oppose un bénéficiaire connaissant la crypto à des célébrités simplement de passage. C’est une thèse de marché favorable au token, pas une déclaration officielle de Cake Wallet ni la preuve d’un paiement. [36]
Le sommet de 4 h 55 ne clôt donc pas l’histoire. À 5 h 6, Vik annonce son Space ; dans les réponses suivantes, il explique sa suppression et précise sa relation au token. Le récit se déplace progressivement de la reconnaissance d’un nom vers la négociation de son rôle. [28] [29] [30]
CAKE réunit ainsi trois choses qu’il faut garder distinctes : un portefeuille connu, un memecoin lancé par un tiers et une intention de soutenir Monero avec des frais éventuels. Sa force narrative vient de leur rencontre. La suite dépendra de ce qui devient concret : une parole clarifiée, des sommes effectivement reçues et, si l’engagement est réalisé, des dons documentés.
Rédigé par Emma C.
Bukangi : un requin de Busan entre dans les trenches

Un requin sauvage attire les visiteurs, inspire un jeu et devient un personnage local. Sur Solana, bukangi reprend ce récit tandis que sa communauté prépare de nouveaux relais. ATH communiqué : 2,49 M$ le 27 septembre à 19 h 32 min 20 s, heure de Paris.

Un rendez-vous au bord de l’eau
Le 22 septembre, à neuf heures du matin, Lee Ha-young se rend au North Port Waterfront Park pour voir le requin dont parlent les réseaux. Son reportage, publié par Visit Busan sur Instagram, décrit des spectateurs déjà réunis près du chenal et l’aileron qui revient à la surface. La légende précise aussi qu’une rumeur de bébé requin n’a pas été confirmée. Même au milieu de l’enthousiasme, la curiosité garde ses questions. [39]
Quelques jours plus tard, d’autres spectateurs se donnent rendez-vous, cette fois sur X. Ils parlent de vidéos à tourner, de visiteurs à envoyer sur place et de capitalisation. Le requin porte désormais aussi un ticker, bukangi, sur Solana. Le sommet communiqué pour ce Runner atteint 2,49 millions de dollars le 27 septembre à 19 h 32 min 20 s, heure de Paris. Entre l’animal et son double financier, le même nom transporte deux attentes très différentes.
Comment un visiteur sauvage devient un personnage
L’histoire commence le 18 septembre dans le chenal artificiel du port nord de Busan. Le surnom Bukangi renvoie à Bukhang, le port où le requin s’est installé. Selon le bilan du Seoul Economic Daily citant l’exploitant du parc, la fréquentation cumulée atteint 553 800 visites du 19 au 27 septembre, dont 468 000 pendant les quatre journées de Chuseok. La question d’un retour vers la mer reste ouverte. [42]
Visit Busan transforme déjà cette curiosité en promenade : son carrousel invite à regarder Bukangi, puis à explorer les environs, des ruelles de Choryang au village culturel de Gamcheon. L’animal devient une porte d’entrée vers la ville. Cette publication touristique ne mentionne aucun contrat et ne présente pas de cryptomonnaie. [40]
Ce déplacement compte pour comprendre le meme. Un requin aperçu une fois pourrait rester une vidéo insolite. Celui que l’on revient chercher au même endroit acquiert une continuité : on se demande s’il est toujours là, quand il remontera et comment il repartira. Le public peut suivre une histoire avant même qu’un token tente de la reprendre.
Un jeu, du baseball et une mascotte encore en projet
Dès le 23 septembre, SBS décrit un jeu gratuit, Bukangi’s Way Home : le joueur évite des déchets et ramasse des maquereaux. Le reportage relève aussi des plaisanteries sur un aquarium gratuit et un stade de baseball en forme de requin. Le personnage se détache déjà de la seule vidéo animale pour entrer dans des formats que les internautes peuvent modifier. [41]
Le baseball fournit un autre récit. Le 24 septembre, STARNEWS raconte la sixième victoire consécutive des Lotte Giants sous le signe de l’« effet Bukangi ». L’apparition du requin coïncide avec la série ; le rapprochement relève du folklore des supporters, pas d’une explication sportive. Le nom peut ainsi circuler auprès de gens qui ne suivent ni les marchés ni les communautés crypto. [44]
Le 26 septembre, le Seoul Economic Daily rapporte que Dong-gu envisage une mascotte et un concours consacré au personnage. Dans son post épinglé du lendemain, bujaeyo conserve une nuance : il parle d’un projet touristique inspiré du requin, plutôt que d’une mascotte officielle déjà établie du port. Aucun de ces éléments ne confère un statut municipal au memecoin. [43] [46]
Le 27 septembre, le récit trouve son adresse Solana
À 15 h 19, bujaeyo publie le nom et l’adresse exacte du token étudié ici. Huit minutes plus tard, il développe le récit dans la communauté Busan shark : la foule, la possibilité d’un retour à l’océan, puis l’idée que le personnage pourrait survivre au départ de l’animal. Ce sont des relais retrouvés et datés ; ils ne suffisent pas à identifier le créateur du contrat. [45] [46]
La fiche DEX Screener rattache bien 부캉이 busan shark à 3iUTyNYW6xKv5kZUjtbrEDTsuJTrSVwvB3bQtxkLpump sur Solana. Ses métadonnées datent une première paire Pump.fun du 20 septembre à 12 h 38 et la paire PumpSwap suivie du 27 septembre à 15 h 56, heure de Paris. Le marché a donc une histoire antérieure aux publications de l’après-midi. [47]
Un détail attire l’attention jusque dans les réponses : la paire PumpSwap utilise SKHY, libellé SK Hynix – Backpack Securities, comme actif de cotation. Moonk demande à bujaeyo pourquoi avoir choisi une action plutôt qu’une association plus habituelle. Cette interrogation documente la réception du choix ; la présence de cette paire ne démontre aucun partenariat avec SK Hynix. [46] [47]
Les visuels font un autre travail de transformation. Le logo enferme un requin gris dans un cercle turquoise bordé d’or ; la bannière le montre entouré d’une lumière dorée, sous un grand titre coréen. Ce sont les illustrations de la fiche du token, pas des images permettant d’identifier zoologiquement le visiteur de Busan. Le sauvage devient immédiatement reconnaissable en miniature.
Aller voir le requin devient une thèse de marché
À 19 h 08, Thomas N, @awesomeTN, partage une vidéo de foule et annonce que des membres de la communauté iront sur place le lendemain. Il évoque également des produits dérivés à venir. Son message est une promesse de mobilisation : il ne permet pas encore de raconter une visite accomplie ou une collection effectivement mise en vente. [48]
À 20 h 10, après le sommet communiqué, Schoen formule une attente voisine. Il déclare détenir une position et évoque un gain de 15 000 dollars, non vérifié ici. En citant Scharo, il imagine que des créateurs crypto présents en Corée pourraient se déplacer pour produire du contenu autour du requin. La perspective nourrit sa décision déclarée de conserver ses tokens. [49]
Dans les réponses, certains participants rapprochent bukangi de Punch ; un autre défend un Bukangi sur BNB. Ces échanges montrent à la fois le besoin de comparaisons et la concurrence entre déclinaisons d’un même récit. Ils ne transforment ni le token BNB ni les performances d’autres animaux en éléments de l’histoire financière de ce contrat Solana. [49]
Le retour à la mer, une suite qui ne dépend pas des traders
L’enthousiasme a aussi une face moins confortable. Le Seoul Economic Daily rapporte des franchissements de barrières et des tentatives de nourrissage, tout en décrivant les préparatifs pour orienter l’animal vers le large. Transformer le requin en attraction ne supprime ni son caractère sauvage ni la question de sa sortie du chenal. [43]
Le décalage est désormais visible. Pour la communauté du token, de nouvelles images et de futures visites pourraient prolonger l’attention. Pour le récit local, un départ en mer pourrait au contraire constituer la résolution attendue. Le post de bujaeyo essaie de relier les deux : même parti, le requin pourrait rester un personnage. Cela demeure une proposition narrative, pas une garantie de valeur. [46]
Bukangi n’est donc pas seulement un dessin de plus dans les fils de traders. Son matériau existe ailleurs : un lieu, des spectateurs, des jeux et une actualité qui continuera sans consulter le cours. Le memecoin cherche à s’inscrire dans cette vie publique. Son enjeu sera de produire ses propres échanges et créations sans confondre l’affection pour l’animal avec une adhésion à son contrat.
Rédigé par Emma C.
CALI : une chienne et cent livres

Autour du terrier de Maye Musk, les photos du quotidien deviennent un récit collectif. Sur Solana, CALI accompagne les échanges avec une page de fans et l’annonce d’un sponsoring de X Takeover. ATH communiqué : 10,94 M$ le 27 septembre à 15 h 10.

Une petite chienne, cent livres et un remerciement
Le 26 septembre à 14 h 13, heure de Paris, Maye Musk remercie au nom de Cali. Son message parle d’une tenue, d’une photo et de son livre Timeless. Il cite une annonce de Tesla Owners Silicon Valley : la page @CaliTheFanpage sponsorise X Takeover et prend en charge cent exemplaires de l’ouvrage, destinés à être offerts aux participants. Une histoire de chien vient ainsi se glisser dans celle d’un événement, avec un geste concret à raconter. [57] [59]
Un peu plus de deux heures après ce message, le relevé transmis à Trenches On place CALI à un sommet de 9,70 M$ de capitalisation, à 16 h 29. Ce rapprochement chronologique éclaire le contexte du runner sans expliquer à lui seul son prix. Pour comprendre ce que les participants échangent autour du ticker, il faut revenir à une chienne qui existait dans les publications de Maye bien avant ce contrat Solana. [52] [62]
Cali avant les courbes
Le 25 juin, Maye présente ensemble DelRey, douze ans, et Cali, un an. Tous deux viennent d’un refuge, écrit-elle, en annonçant que son prochain livre évoquera le bonheur d’avoir des chiens. Le contraste est déjà là : un compagnon âgé et une jeune chienne réunis dans le même quotidien. Dans les réponses, Mario Nawfal confie que l’idée d’adopter lui trotte dans la tête ; un autre lecteur plaisante sur leurs pyjamas. La conversation appartient encore très clairement au registre des animaux de compagnie. [52]
Le 12 août, une nouvelle publication montre Cali dormant dans une position inhabituelle. Maye précise alors qu’elle vient d’un refuge et la décrit comme un croisement de terrier Parson Jack Russell. Des lecteurs racontent les habitudes de leurs propres chiens ou saluent l’adoption. Ces détails comptent : le futur personnage du meme dispose d’un passé, d’un nom et de petites scènes reconnaissables. Les fans n’ont pas besoin d’inventer une biographie pour commencer à la raconter. [53]
Une page qui écrit comme si Cali répondait
Le compte @CaliTheFanpage porte explicitement la mention de compte de fan. Dans sa publication épinglée du 19 septembre, il rapproche la chienne de sa propriétaire et cite une réponse de Maye, amusée que « Cali » ait retrouvé une ancienne photo et une interview de Vanity Fair. La convention est simple : le compte parle au nom de l’animal, et Maye entre dans ce jeu. Cette manière de répondre donne à la mascotte une présence, sans transformer la page en compte personnel de Maye. [55]
Le site associé affiche le contrat exact et se présente comme un hommage non officiel, sans affiliation avec Maye ou sa famille. Sa galerie mêle photographies et dessins : toboggan, casque audio, café, peinture avec des empreintes. Ce sont autant de situations dans lesquelles les fans peuvent replacer le même personnage. [56]
Les visuels du marché prolongent cette identité : fond rose, grandes lettres arrondies, oreilles brunes et regard noir dans une tête crème. La bannière montre une chienne assise, entourée de cœurs et de traces de pattes. L’ensemble fonctionne comme un petit univers graphique immédiatement identifiable. Cette continuité aide à reconnaître CALI au milieu de noms de tokens semblables ; le contrat reste toutefois le repère précis de l’actif étudié. [62]
Le cœur d’Elon : un repère daté, pas une nouvelle annonce
Un autre épisode alimente le récit. Le 18 septembre à 15 h 20, heure de Paris, Elon Musk répond par un cœur à un message de Maye sur Cali courant après sa queue. Le fil remonte à une demande de nouvelles de la chienne par Tesla Owners Silicon Valley. Il s’agit donc d’un échange familial et communautaire identifiable, antérieur au sommet communiqué du 26 septembre. La réponse elle-même ne contient ni adresse de contrat ni annonce de lancement. [54]
Le 26 septembre à 16 h 06, Alpha Whale Crypto remet cette proximité au centre d’un message promotionnel sur CALI, en la comparant au précédent FLOKI. C’est une lecture de trader, pas une équivalence démontrée entre les deux parcours. Le décalage de dates mérite surtout d’être conservé : le cœur du 18 septembre peut continuer à circuler huit jours plus tard et retrouver une place dans un récit de marché. Le présenter comme une réaction toute neuve changerait la chronologie. [54] [61]
X Takeover donne une suite tangible au récit
Le 25 septembre à 23 h 18, Tesla Owners Silicon Valley remercie publiquement @CaliTheFanpage pour le sponsoring et les cent livres. Sous l’annonce, la page de fans répond à 23 h 30 que chacun mérite un exemplaire de Timeless. Le compte @chapodotsol salue la distribution et interpelle Maye, puis demande séparément à Elon s’il viendra. Ce sont des invitations et des échanges de lecteurs, pas des confirmations de présence supplémentaires. [57]
Le site de X Takeover annonce son événement principal pour le 10 octobre 2026 à Giga Texas, à Austin, et présente Maye parmi les intervenants. Au moment du runner, la rencontre est donc encore à venir. Le sponsoring publié offre à la communauté une perspective hors du fil X : des exemplaires d’un livre à remettre à des participants, dans un cadre déjà identifié. Nous disposons de l’annonce des organisateurs, pas d’un compte rendu d’une distribution accomplie. [57] [58]
Le 26 septembre, les réponses font vivre la mascotte
À 14 h 13, Maye relaie cette annonce en remerciant au nom de Cali. Dans le fil, Shin écrit son affection pour la chienne ; BBGO commente la photo et le livre ; d’autres félicitent Maye. On ne lit pas seulement des objectifs de capitalisation : la tenue de l’animal, son image et le cadeau aux participants occupent les réponses. Cette coexistence explique une partie de la portée du personnage, capable de circuler dans une conversation qui ne se limite pas au trading. [59]
La page de fans remercie ensuite Maye à son tour et décrit la participation à X Takeover comme un honneur, toujours en prêtant une voix à Cali. Notre lecture est que le sponsoring donne une nouvelle matière à une relation publique déjà installée. Il serait en revanche excessif d’en déduire que Maye recommande l’achat du token : son message porte sur la photo, la tenue et les livres. Le site de fans maintient d’ailleurs sa déclaration de non-affiliation. [56] [59] [60]
Ce que raconte le sommet de 9,70 M$
CALI arrive à ce sommet avec plusieurs couches de récit : l’adoption, les habitudes de la chienne, une page qui lui prête des mots, des réponses de Maye et un sponsoring annoncé. Ce qui retient l’attention, au-delà du chiffre, est cette capacité à transformer de petites interactions en rendez-vous collectif. La prochaine étape observable sera l’événement et ce qui y sera effectivement réalisé ; pour l’instant, les cent livres constituent une promesse publique précise autour de laquelle les fans peuvent se retrouver. [52] [57] [58] [59]
Un nouveau sommet le 27 septembre
Le dernier relevé communiqué à la rédaction porte l’ATH de CALI à 10,94 millions de dollars le 27 septembre 2026 à 15 h 10, heure de Paris. Il dépasse le repère de 9,70 M$ du 26 septembre conservé dans la chronologie. Cette actualisation mesure la capitalisation du token ; elle ne constitue ni un montant de sponsoring ni une confirmation supplémentaire de soutien au projet.
Rédigé par Emma C.
NPCs : les figurants prennent un portefeuille

Des frais qui créent des agents, des décisions publiées sur Pump.fun et des traders qui commencent à vouloir copier les bots. Sur Solana, NPCs transforme le personnage sans initiative en acteur du marché. Un call de @gudmansachs à 500 000 $ précède l’ATH communiqué de 2,74 M$.

« Peut-on copier les meilleurs ? »
La question arrive dans les réponses de papskii : peut-on copier les bons NPC ? Le rire ajouté à la fin ne retire rien à ce qu’elle révèle. Des personnages présentés comme des traders artificiels sont déjà regardés comme des traders à suivre. Un autre participant, bricked, demande quand ils créeront eux-mêmes des comptes X pour y publier leurs thèses. Le public imagine la suite du produit pendant que ses agents sont encore en train de faire leurs premières opérations. [68] [69]
NPC — NPCs atteint, selon l’ATH communiqué à la rédaction, 2,74 millions de dollars de capitalisation le 25 septembre 2026 à 7 h 30, heure de Paris. Mais l’histoire de ce runner Solana commence avec un renversement plus amusant qu’une courbe : le figurant que personne ne contrôle reçoit de l’argent, prend des décisions et explique ce qu’il fait.
Un visage gris qui change de rôle
NPC signifie non-player character : un personnage qui n’est pas incarné par un joueur. Le terme vient des jeux de rôle puis des jeux vidéo. Sur Internet, le visage NPC est devenu une manière de caricaturer l’absence de pensée personnelle, la répétition et le comportement automatique. Know Your Meme documente ce passage du vocabulaire du jeu à celui de la moquerie sociale. [71]
Le token conserve cette économie visuelle. Son logo montre deux yeux noirs, des sourcils presque droits, un nez anguleux et une bouche horizontale sur fond gris. La bannière se contente de lettres en pixels. Pas de héros triomphant : une présence neutre, facile à reconnaître. La plaisanterie prend une autre direction lorsque ce visage est associé à un portefeuille et à une stratégie. [72]
Notre lecture est que le projet rend littéral un comportement souvent reproché aux humains dans les trenches : suivre les autres, acheter, commenter et recommencer. Il en fait un spectacle observable. Cette identité appartient au contrat 7GUnr7krtQhJwd6ASY2VUprd9t4c64zcgCsjdmZepump ; le seul sigle NPC ne suffit pas à identifier un token. [63] [72]
24 septembre, 4 h 17 : dix dollars pour faire apparaître un agent
Le compte @wenpcfamily expose alors sa mécanique : chaque tranche de 10 dollars de frais crée un NPC doté de son propre portefeuille et d’un modèle de langage. Cinq dollars achètent du NPC ; les cinq autres alimentent une petite activité de trading sur Pump.fun. Les profits doivent revenir acheter le token, tandis que les mouvements sont publiés sur la plateforme. Ce sont les règles annoncées par le projet, pas une garantie de rendement. [63]
Le message fait tenir la proposition dans une boucle compréhensible : l’activité finance une nouvelle présence, qui produit à son tour des achats et des commentaires. La simplicité aide à transmettre l’idée. Dans les réponses, ADM421 suggère pourtant un lancement sur Robinhood, jugeant Solana trop compétitif entre traders. Même la promesse de nouveaux agents ramène les lecteurs à une vieille question : sur quel terrain devront-ils se mesurer aux autres ? [70]
Le mot « autonome » demande ici de distinguer deux choses. Un agent peut prendre des décisions à l’intérieur de règles définies par son créateur. Cela ne démontre ni son indépendance économique ni sa capacité à gagner durablement. Le récit devient intéressant précisément lorsque les choix des agents peuvent être confrontés à ce que promet leur présentation.
20 h 35 : le très bon repérage de @gudmansachs
Le soir du 24 septembre, Sachs publie NPC sur son canal Telegram Predict The Markets, relié à son profil @gudmansachs. Le message affiche une capitalisation de 500 000 dollars, donne le contrat exact et décrit le repli comme une entrée intéressante à ses yeux. Il renvoie aussi à la présentation de @wenpcfamily. L’heure affichée est bien 20 h 35. La source originale permet ainsi de dater et d’identifier précisément ce repérage. [64] [73]
C’est un très bon repérage dans la séquence documentée : entre les quelque 500 000 dollars mentionnés par Sachs et le sommet de 2,74 millions communiqué pour 7 h 30 le lendemain, le rapport atteint environ 5,48× en dix heures et cinquante-cinq minutes. Ce calcul compare deux capitalisations de référence ; il ne constitue pas le relevé d’un gain effectivement encaissé.
Sachs met surtout en avant la façon dont les frais créent des agents qui rachètent NPC. Il les présente également comme rentables : cette appréciation lui appartient. Son message associe donc une lecture du prix et une lecture du mécanisme. On ne peut pas mesurer, à partir de ce seul call, combien d’achats il a provoqués ; on peut en revanche dater précisément ce relais avant le sommet. [64]
Dans la nuit, les agents sont censés apprendre
À 4 h 51 le 25 septembre, l’équipe affirme être passée de pertes moyennes de 1,5 % par trade quelques heures auparavant à +2,7 % sur les 6 000 dernières opérations. Elle décrit un réentraînement toutes les dix minutes et cite des comportements privilégiés : ne pas être le premier NPC sur un token, éviter de poursuivre une hausse et sélectionner certaines anciennetés de marché. Ces résultats restent des chiffres publiés par le projet, non audités ici. [65]
L’annonce donne une trajectoire aux personnages : ils ne sont plus seulement nombreux, ils seraient capables de s’améliorer. C’est sous ce message que papskii imagine copier les meilleurs et que bricked les voit publier sur X. Ces réponses déplacent l’attention du token vers les agents eux-mêmes. Les figurants commencent à avoir un public qui leur attribue une compétence possible. [68] [69]
Le site explique aussi une transmission des stratégies depuis les agents les mieux classés, avec des variations entre générations. Ce mécanisme peut produire des profils différents ; il peut aussi rapprocher leurs décisions. Le classement mérite donc d’être lu comme un ensemble de résultats à examiner dans le temps, plutôt que comme un palmarès définitif. [67]
5 h 49 : une foule de comptes, de trades et de messages
Le bilan de première journée annonce 3 733 NPC, 40 497 callouts sur 297 tokens et plus de 132 000 trades sur 303 tokens. L’équipe revendique 751 dollars de PnL positif sur 16 230 opérations depuis l’activation de l’apprentissage, ainsi que 16,55 millions de NPC brûlés par 873 agents. Ces compteurs décrivent des périmètres distincts ; ils ne doivent pas être additionnés ni assimilés à autant de participants humains. [66]
Dans l’interface consultée ensuite, des profils numérotés affichent aussi bien des gains que des pertes. Le mode d’emploi prévoit qu’un agent s’arrête si sa réserve de trading est épuisée. Ce détail donne un envers à l’image de prolifération : tous les personnages ne deviennent pas de bons traders, et leur existence ne suffit pas à démontrer une création de valeur. [67]
La multiplication des callouts change aussi la texture de la conversation. Un message rédigé par un agent reste une production automatisée, même s’il apparaît au milieu de commentaires humains. Pour le lecteur, reconnaître qui parle devient aussi important que lire ce qui est dit. Le projet fait de cette activité son spectacle ; sa qualité se jugera également à la pertinence de ce qu’elle ajoute.
2,74 millions, puis l’épreuve de la durée
Le sommet de 2,74 M$ à 7 h 30 reste le repère fourni pour cet article, sans reconstitution indépendante de l’ATH. Les sources permettent toutefois de séparer les étapes : présentation du mécanisme, call de Sachs, annonce d’apprentissage, bilan de première journée puis sommet communiqué. Le relais enthousiaste de CITADEL WOLF illustre également la circulation du sujet sur X, sans permettre d’isoler son effet sur le prix. [74]
NPCs a déjà trouvé une idée qui se raconte et des personnages que les spectateurs veulent suivre. La suite dépendra de ce qui subsiste lorsque l’effet de nouveauté retombe : des décisions compréhensibles, des résultats suivis sur une durée suffisante et des frais capables d’alimenter le système. Le visage gris n’a toujours pas changé d’expression. Autour de lui, en revanche, les humains commencent à demander lequel de ses semblables mérite leur attention.
Le relevé précis
Le relevé détaillé communiqué à la rédaction précise ce sommet à 2 744 864 dollars le 25 septembre à 7 h 30 min 21 s, heure de Paris. Il affine le montant arrondi utilisé dans le récit.
Rédigé par Emma C.
GROK : des portraits et une communauté

Un prompt de Serio_ai devenu viral, un album de portraits et un runner Solana à 7,17 M$ : derrière $GROK, une communauté cherche son visage, entre création partagée et attente d’Elon Musk.

Un visage minuscule, une reconnaissance immédiate
À 1 h 24, dans la nuit du 21 au 22 septembre, matt palmer publie un message presque domestique : il salue son double en petit robot. Pas de contrat dans ce texte, pas de prix cible ; un portrait et le plaisir de se reconnaître dans une autre silhouette. Sa publication cite le prompt de Serio_ai et affiche environ 61 300 vues lors de notre consultation. C’est dans cet espace, entre jeu d’identité et imitation collective, que Grokification vient installer son récit. [79]
Le token Solana $GROK reprend cette transformation en promesse communautaire : se faire « grokifier », afficher son nouveau visage, rejoindre les autres. Le sommet communiqué à Trenches On atteint 4,03 M$ de capitalisation à 7 h 05 le 23 septembre 2026. Pour comprendre ce runner, il faut pourtant remonter avant le graphique, jusqu’à un créateur qui partage ses instructions et à une tendance visuelle qui n’appartient pas au token. [75] [77]
Le 18 septembre, un prompt avant la pièce
Le point de départ documenté est la publication de Serio_ai, @Multi_Serio_Ai, le 18 septembre. Le créateur explique partager des prompts pour obtenir des personnages de style Grokbot. Le texte étant difficile à publier tel quel, il passe par une petite application web : chacun peut copier les instructions et les utiliser dans un générateur d’images. Au moment de notre recherche, le message affiche environ 5,8 millions de vues. C’est le chiffre d’audience du post original, pas celui d’une campagne du token. [75]
Son studio propose deux variantes, courte et complète, ainsi que des exemples aux cheveux roses, blonds, noirs, bleus ou turquoise. Le principe est personnel : partir de son personnage ou de son image et conserver assez de détails pour s’y reconnaître. Le grand regard et la simplification du visage donnent une famille commune à des identités différentes ; coiffures et couleurs font le reste. La série invite ainsi à reproduire un format plutôt qu’à adopter un unique personnage. [76]
Un détail bouscule même l’association spontanée avec la marque Grok : le créateur recommande ChatGPT pour fabriquer ces images et précise que d’autres outils, notamment Grok, peuvent moins bien restituer le style souhaité. Le nom du phénomène ne suffit donc pas à identifier l’outil employé, encore moins un partenariat. [76]
Le site transforme le geste en rendez-vous
Le 21 septembre à 22 h 18, ton, @tontheneko, annonce avoir créé avec d’autres un site dédié et obtenu le domaine grokification.com. Il présente un générateur de photos de profil, publie le contrat exact et exprime le souhait qu’Elon Musk découvre la tendance. Le message, consulté autour de 36 000 vues, relie clairement cette adresse Solana au site ; il témoigne aussi d’une ambition encore en construction, puisque son auteur se demande si le mouvement va prendre. [78]
La page d’accueil traduit cette ambition en ambiance : couleurs tendres, petits robots, grands yeux et invitation à déposer une photo. Une autre entrée explique comment réaliser soi-même le portrait et renvoie au studio original, crédité à Serio_ai. Le site est signé Phobia. Dans sa bannière de marché, $GROK apparaît au milieu de personnages pastel, de nuages, de cœurs et d’un arc-en-ciel. Le vocabulaire est celui du portrait amusant et de la collection, bien davantage que celui d’un terminal financier. [77] [84]
Cette simplicité compte dans le récit : on peut comprendre le jeu avant de comprendre la pièce. Mais le générateur annoncé, les liens d’achat et le crédit donné au prompt sont trois éléments distincts. Nous avons consulté l’interface sans lui transmettre de photo ; sa présence ne constitue pas une mesure de son utilisation réelle. [77]
Un album de classe pour rendre le groupe visible
Le Yearbook prolonge l’expérience. Lors de notre passage, il affiche quatorze pages, une recherche et une invitation à s’ajouter à l’album. La première réunit notamment Serio_ai, Phobia, Matty, Krista, Bandit et moonpie666. Chaque portrait renvoie vers une publication. Ce dispositif donne un visage au collectif : au lieu d’une suite anonyme de comptes, le visiteur retrouve des noms, des variations et des traces publiques. [80]
La chronologie montre aussi le travail de circulation. Après le portrait de matt palmer, Phobia le cite à 3 h 32 le 22 septembre. Ton annonce ensuite l’ajout d’une section mettant en avant des tweets de personnes qu’il présente comme liées à xAI. Le site rassemble ces publications et les transforme en galerie de références. Ce sont des gestes de sélection et de mise en scène, pas seulement des repartages dispersés dans un fil. [79] [81] [85]
Il faut conserver la bonne échelle : figurer dans cet album, ou publier son avatar, ne prouve ni l’achat de $GROK ni l’approbation du contrat. La galerie documente des participations au langage visuel ; le projet utilise cette visibilité pour raconter son propre développement. [77] [80]
L’attente d’Elon, et la limite posée par le créateur
Dans un autre message du 21 septembre contenant le contrat exact, ton anticipe une interaction d’Elon Musk avec une assurance particulièrement forte. Cette attente fait partie de la promotion : le rapprochement entre Grok, des avatars visibles sur X et une éventuelle réaction d’Elon devient un moteur narratif. Les publications examinées établissent cette anticipation, pas sa réalisation ni un soutien d’Elon au token. [82]
Serio_ai pose de son côté une frontière explicite. Sur la page consacrée aux tokens de son studio, il indique ne pas avoir émis, exploité ou approuvé de token officiel lié à Grokbot Icon. Il précise que relier son site, faire un don ou le désigner bénéficiaire de frais ne signifie pas qu’il accepte une affiliation. La notice cite plusieurs noms de tokens, sans nommer spécifiquement Grokification : sa portée est générale, et il faut la restituer ainsi. [83]
Cela éclaire le cœur de l’histoire : le prompt est une création identifiable, la tendance une pratique collective, et $GROK un actif qui se greffe sur leur visibilité. Créditer correctement un artiste n’équivaut pas à obtenir son soutien financier ou commercial. Cette séparation permet de raconter l’enthousiasme sans attribuer aux personnes davantage qu’elles n’ont déclaré. [76] [77] [83]
Ce que raconte le sommet de 4,03 M$
Le contrat retenu est bien 6HU4CmRb15C2nQDx8Ld2f2W2wTdmog6aZiiXdrT5Pzi8. DexScreener l’identifie comme Grokification, symbole GROK, et rattache son site à la même adresse. Le relevé consulté présente notamment une paire Raydium contre SpaceX xStock, SPCXx. Le site met lui-même en avant une association à SPCX sur Stonk.fun et annonce des distributions de SPCX aux détenteurs de GROK ; nous n’avons pas vérifié ces distributions. [77] [84]
L’ATH de 4,03 M$ à 7 h 05, heure de Paris, reste le relevé fourni par l’éditeur pour le 23 septembre, et non une reconstruction indépendante du maximum historique. Il situe l’ampleur prise par ce récit de marché. Il ne mesure ni le nombre d’avatars créés ni la part des millions de vues convertie en détenteurs.
Le trait singulier de Grokification est ailleurs : un petit portrait permet de dire « c’est moi » tout en montrant « je suis avec eux ». Le site, l’album et les relais donnent une forme concrète à cette appartenance. La trajectoire du runner dépend désormais de la capacité de cette communauté à continuer de produire des usages et des images, au-delà de l’attente d’une réaction célèbre. C’est cette vie collective, encore distincte du contrat qui cherche à la représenter, qui rend le dossier intéressant. [77] [80] [82]
Le repère actualisé du 23 septembre
Le relevé ultérieur transmis à la rédaction situe le maximum à 7 167 342 dollars le 23 septembre à 23 h 09 min 29 s, heure de Paris. Il complète le sommet matinal de 4,03 M$ raconté ici. Comme celui-ci, il concerne la capitalisation de ce contrat Solana, sans mesurer l’usage du générateur ni l’adhésion au token des personnes présentes dans l’album.
Rédigé par Emma C.
JACK : une audience mise au défi

Giveaways, parrainage Fomo et promesse de relais TikTok : JACK atteint un ATH communiqué de 6,79 M$ sur Solana, avant un retournement qui change le ton des échanges. Chronique d’une mobilisation aussi rapide que fragile.

À 3 h 34, deux compteurs pour une même promesse
Un million de dollars de capitalisation, ou dix mille abonnés sur Fomo : le premier des deux objectifs atteint doit déclencher un giveaway de 10 000 dollars. À 3 h 34, dans la nuit du 27 septembre, le compte de Jack Doherty place ces deux compteurs dans le même message. Le token s’appelle JACK. La mécanique proposée à son public est immédiatement compréhensible : faire grandir le marché ou faire grandir le profil, avec une récompense annoncée à l’arrivée. [88]
Quelques heures plus tard, l’ATH communiqué à la rédaction atteint 6,79 millions de dollars, à 8 h 40, heure de Paris. Mais le sommet ne clôt pas l’histoire. Pendant la collecte qui suit, le marché a déjà fortement reculé et les réponses au créateur ont changé de ton. JACK raconte ainsi une nuit entière d’accélération : l’audience, les incitations, la promesse d’un relais vidéo, puis la confrontation entre le discours et le cours.
Un visage déjà connu, pas une mascotte à inventer
JACK emprunte son identité à un créateur dont les contenus circulent entre plusieurs plateformes. Le site personnel de Jack Doherty réunit YouTube, TikTok, Instagram et X ; il propose aussi un espace permettant de gagner de l’argent en diffusant ses clips. Cette organisation donne une clé de lecture : la circulation des extraits fait déjà partie de son activité publique avant que le ticker ne devienne le centre de la conversation. [86]
Sur Instagram, le profil vérifié @jackdoherty affiche environ 2,7 millions d’abonnés lors de notre consultation. Sa grille mêle voitures, séquences avec les Island Boys, interventions de sécurité et entraînement au combat. Ce sont les thèmes visibles de ses publications, pas une mesure de l’audience acquise par JACK. Le contraste importe : les abonnés d’un créateur constituent un public possible, sans devenir automatiquement des acheteurs du token. [87]
Les visuels de la fiche de marché prolongent cet univers. Le logo est un portrait photographique ; la bannière montre une scène filmée, une bouteille projetant de l’eau et une caméra au premier plan. Aucun animal imaginaire ni emblème technique : la reconnaissance repose ici sur une personne et sur les codes du spectacle en ligne. [98]
Le parrainage entre dans le récit
À 3 h 38, le compte @dohertyjackk ajoute une autre incitation : utiliser son code sur Fomo, envoyer une preuve et recevoir, selon sa promesse, 100 dollars. Le message mentionne aussi une réduction de frais de 10 %. À 6 h 55, il remet explicitement son lien de parrainage en circulation. Ces publications documentent une campagne d’acquisition autour de son profil ; elles ne permettent pas de vérifier quels versements ont effectivement eu lieu. [89] [100]
Le dispositif relie donc plusieurs actions différentes : suivre, s’inscrire, partager et s’intéresser au marché de JACK. Notre lecture est que le token fournit un événement commun à cette campagne. La progression de sa capitalisation devient un sujet à commenter, tandis que les objectifs d’abonnés donnent une tâche simple aux personnes qui découvrent Fomo par le créateur.
Il faut toutefois garder la bonne attribution. Le fait qu’un influenceur utilise une plateforme et diffuse son code ne transforme pas ses annonces en engagements de cette plateforme. Les giveaways et les objectifs de marché cités ici sont ceux publiés par le compte de Jack Doherty.
TikTok, le prochain public attendu
L’attente d’un relais extérieur apparaît dans un échange concret. Le compte plenty demande de publier le sujet sur TikTok ; à 3 h 50, Jack Doherty reprend cette réponse et demande à son public s’il devrait y présenter JACK le lendemain. Le ressort narratif se déplace : les participants ne regardent plus seulement ce que fait le marché, ils anticipent l’arrivée d’une autre audience. [90]
À 4 h 59, une publication annonce que le million de capitalisation a été atteint et affiche le contrat exact étudié ici. Elle propose de multiplier le giveaway par dix si le marché rejoint dix millions, appelle aux reposts et affirme que son auteur ne vendra jamais. À 5 h 14, un autre message annonce la publication d’un TikTok promotionnel, avec un lien dont l’aperçu porte le nom « Jack Doherty Spam ». [91] [92]
La réception n’est déjà pas uniforme. Dans les réponses au message du million, Kane, @TheFinalCum, dit ne pas retrouver la vidéo annoncée et s’interroge sur un éventuel piratage. Cette question établit un doute exprimé par un participant, pas un piratage avéré. Nous avons vérifié l’annonce sur X ; elle ne suffit pas, à elle seule, à chiffrer la diffusion réelle de la vidéo TikTok. [97]
Des objectifs qui dépassent le sommet
À 7 h 57, le compte annonce deux millions de capitalisation et projette déjà dix millions au matin, puis cent millions avec une vidéo TikTok. Peu après, il affirme encore que JACK ne ferait que monter. Ce sont des formulations promotionnelles : les montants futurs ne doivent pas être confondus avec des niveaux observés. [93] [94]
L’ATH de 6,79 millions communiqué pour 8 h 40 s’inscrit dans cette séquence sans valider ces objectifs. L’intérêt du récit tient précisément à leur déplacement constant : franchir un seuil ouvre immédiatement sur un autre, plus haut, associé à une nouvelle action du créateur. Le prochain post devient lui-même un événement attendu.
Les publications consultées montrent cette succession, mais elles ne permettent pas d’isoler l’effet de chaque message sur les achats. Affirmer qu’une vidéo ou un giveaway aurait, à lui seul, provoqué le sommet dépasserait ce que les sources établissent.
À 8 h 55, la conversation bascule
Quinze minutes après le sommet communiqué, Jack Doherty publie un message visant les Island Boys, assure ne pas vendre et annonce qu’il va dormir. Dans les réponses, l’enthousiasme laisse place à des reproches. Angel, @ag56_27, regrette notamment la tournure prise par un token qui montait si vite. D’autres intervenants formulent des accusations ; leur colère ne constitue pas une preuve permettant d’attribuer une vente à une personne. [95] [96]
Le recul, lui, apparaît dans le relevé de marché conservé pendant notre recherche : la paire PumpSwap indique environ 349 500 dollars de capitalisation, très loin du sommet fourni. C’est une photographie postérieure, pas un nouveau calcul de l’ATH. Elle suffit à montrer pourquoi raconter uniquement la hausse laisserait de côté une partie essentielle de cette matinée. [98]
Un contrat, plusieurs voix
Un dernier détail complique la lecture : DEX Screener renvoie vers @jack_donsol, un compte distinct de @dohertyjackk, qui épingle la même adresse. Nous ne confondons pas leurs auteurs. Le lien solide avec le compte public de Jack Doherty vient de son propre message de 4 h 59, où figure le contrat complet. Il établit une promotion explicite, pas l’identité du développeur ni le contrôle de tous les portefeuilles. [91] [99]
JACK aura ainsi condensé plusieurs ressorts en quelques heures : un visage reconnaissable, une campagne de parrainage, des récompenses promises et un public supplémentaire toujours attendu. Puis la baisse a replacé la question de la confiance au centre des échanges. La force de diffusion d’un créateur se voit dans cette nuit ; sa capacité à maintenir la confiance après le retournement reste une autre histoire.
Le relevé précis
Le relevé détaillé communiqué à la rédaction précise ce sommet à 6 799 628 dollars le 27 septembre à 8 h 40 min 30 s, heure de Paris. Il affine le montant arrondi utilisé dans le récit.
Rédigé par Jérôme L.
Les sources, à portée de clic.
Les références numérotées dans les articles renvoient à cette liste. Les liens externes s’ouvrent dans un nouvel onglet.
- Beff Jezos — financement et café, 25 septembre à 23 h 13 (Paris)
- Beff Jezos — avalanche de paiements, 26 septembre à 1 h 04 (Paris)
- UsePaid — fiche du contrat e/acc et bénéficiaire affiché
- UsePaid — fonctionnement des frais et des paiements
- Beff Jezos et bayes — Notes on e/acc principles and tenets, 10 juillet 2022
- Effective Accelerationism — republication du texte inaugural, octobre 2022
- Beff Jezos — méta-culture et étoiles, 26 septembre à 2 h 25 (Paris)
- Beff Jezos — financement du think tank et annonce citée d’une organisation
- Uncle Darryl — relais avec l’adresse exacte du token
- MrRightSolana — relais du projet de financement avec le contrat
- DEX Screener — marché Solana du contrat étudié
- Familiars — annonce du lancement, 24 septembre à 1 h 09
- Familiars — interface publique et création d’agent
- Familiars — documentation publique des agents
- B1 — relais du projet avec le contrat exact, à 2 h 01
- Familiars — annonce sur le budget d’IA, à 3 h 13
- Familiars — bilan initial et performance annoncée de rocky, à 3 h 46
- Familiars — explication du correctif de P&L, à 4 h 11
- aipcs — profil public et journal des décisions
- Trader — annonce de son token et de sa stratégie, à 3 h 41
- Familiars — annonce d’un launchpad multichaîne, à 7 h 11
- DexScreener — marchés du contrat, consultation du 24 septembre
- Cake Wallet — histoire et équipe
- Cake Wallet — présentation du portefeuille
- DEX Screener — cake.xmr, contrat Solana confirmé
- Vik Sharma — question sur la preuve d’authenticité, 27 septembre à 3 h 23 (Paris)
- Jkids — soupçon de piratage et réponse citée du fondateur
- Vik Sharma — annonce d’un Space, 5 h 6
- Vik Sharma — explication de la suppression, 5 h 55
- Vik Sharma — le token existe indépendamment de lui, 6 h 17
- Vik Sharma — destination prévue des fonds, 6 h 23
- Vik Sharma — aucun paiement reçu, 6 h 49
- Copper — réaction à la suppression du post
- Heisenberg — attentes autour du destinataire des frais
- MrPatrickSchmitt — appel à laisser le fondateur s’expliquer
- CryptoLord — thèse promotionnelle autour de CAKE et UsePaid, contrat exact
- Ben — relais du contrat avant le sommet
- Vik Sharma — les fonds ne sont pas destinés à son équipe, 5 h 23
- Visit Busan — reportage de Lee Ha-young au North Port, observation du 22 septembre
- Visit Busan — Bukangi et cinq étapes touristiques autour du port
- SBS — jeu et memes autour de Bukangi, 23 septembre
- Seoul Economic Daily — fréquentation du parc pendant Chuseok, 27 septembre
- Seoul Economic Daily — projet de mascotte et tensions autour du requin, 26 septembre
- STARNEWS — les Lotte Giants et le récit de l’effet Bukangi, 24 septembre
- bujaeyo — publication du contrat exact, 27 septembre à 15 h 19 (Paris)
- bujaeyo — récit épinglé de la communauté et réponses, 27 septembre à 15 h 27 (Paris)
- DEX Screener — marché Solana, identité, visuels et paires du token
- Thomas N — annonce de visites communautaires, 27 septembre à 19 h 08 (Paris)
- Schoen — position déclarée, thèse de visites et réponses, 27 septembre à 20 h 10 (Paris)
- Communauté X — 부캉이 / Busan shark et contrat Solana
- Familiars — reconstruction du système de crédits annoncée, 26 septembre
- Maye Musk — Cali et DelRey, chiens de refuge, 25 juin 2026
- Maye Musk — origine et race de Cali, 12 août 2026
- Elon Musk — réponse au message de Maye sur Cali, 18 septembre 2026
- Cali The Terrier — publication épinglée citant Maye Musk, 19 septembre
- Cali — site de fans, galerie, contrat et déclaration de non-affiliation
- Tesla Owners Silicon Valley — sponsoring et 100 livres, 25 septembre
- X Takeover — programme et lieu annoncés pour le 10 octobre 2026
- Maye Musk — remerciement à Cali, 26 septembre à 14 h 13 (Paris)
- Cali The Terrier — réponse au remerciement, 26 septembre
- Alpha Whale Crypto — lecture promotionnelle du relais d’Elon Musk
- DEX Screener — contrat CALI sur Solana et visuels associés
- NPCs — présentation du mécanisme, 24 septembre à 4 h 17 (Paris)
- Sachs — call Telegram à 500 000 $, 24 septembre à 20 h 35
- NPCs — annonce sur l’apprentissage, 25 septembre à 4 h 51
- NPCs — bilan de la première journée, 25 septembre à 5 h 49
- NPCs — interface et fonctionnement, relevé du 25 septembre
- papskii — question sur le copy trading des NPC
- bricked — question sur la création de comptes X par les agents
- ADM421 — réaction au choix de Solana, 24 septembre
- Know Your Meme — origine et sens de NPC
- DexScreener — contrat, nom, paire PumpSwap et visuels de NPCs
- Sachs — profil X relié au canal Predict The Markets
- CITADEL WOLF — relais de NPC sur X
- Serio_ai — publication originale du prompt, 18 septembre 2026
- Grokbot Icon Studio — prompts et recommandations du créateur
- Grokification — générateur, liens du token et présentation du projet
- ton — annonce du site et contrat exact, 21 septembre à 22 h 18
- matt palmer — son avatar Grokbot, 22 septembre à 1 h 24
- Grokification Yearbook — galerie communautaire
- ton — mise en avant des publications sur le site, 22 septembre
- ton — promotion du contrat et anticipation d’une interaction d’Elon Musk, 21 septembre
- Serio_ai — clarification sur l’absence de token officiel et de partenariat
- DexScreener — marchés associés au contrat Solana, relevé du 23 septembre
- Phobia — citation du portrait de matt palmer, 22 septembre à 3 h 32
- Jack Doherty — site personnel et réseaux officiels
- Jack Doherty — profil Instagram, consulté le 27 septembre 2026
- Jack Doherty — giveaway de 10 000 $, 27 septembre à 3 h 34 (Paris)
- Jack Doherty — parrainage Fomo, 3 h 38
- Jack Doherty — réponse à plenty sur TikTok, 3 h 50
- Jack Doherty — million annoncé et contrat exact, 4 h 59
- Jack Doherty — annonce de publication TikTok, 5 h 14
- Jack Doherty — annonce de 2 M$ et objectifs promotionnels, 7 h 57
- Jack Doherty — message haussier avant le sommet communiqué
- Jack Doherty — déclaration après le sommet, 8 h 55
- Angel — réaction au mouvement de JACK
- Kane — question sur la publication TikTok
- DEX Screener — paire JACK/SOL, contrat et visuels
- Jack (@jack_donsol) — contrat épinglé, compte distinct
- Jack Doherty — relance de son code de parrainage, 6 h 55
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