AccueilBNBNuméro 003
TRENCHES ON BNB / N°003

Le spectacle cherche son moteur.

Truman ouvre le décor. Flap relie les marchés. Stonks attend son verdict. Les développeurs entrent en scène.

20 septembre 202617 min de lectureVersion intégrale · FR
Commencer la lectureTélécharger le PDF
12 PAGES / FRTrenches on BNB, couverture du numéro 3
01 / Éditorial

Après l’écran, les mécanismes.

Des spectateurs, des détenteurs et des développeurs : trois publics que la semaine fait se croiser.

Truman World part d’un spectacle : un monde simulé, un flux à regarder, puis la possibilité pour son public d’influer sur l’histoire. Le token arrive dans ce décor avec une question très concrète : peut-il contribuer à financer la diffusion ? C’est une entrée particulière dans une semaine où les mécanismes prennent autant de place que les personnages.

Flap propose de prolonger les taxes de trading vers des marchés perpétuels. Stonks Season prépare un snapshot et partage ses récompenses entre nouveaux podiums et détenteurs restés en place. BNB Hack demande aux développeurs de construire des outils pour des actions tokenisées. Ces initiatives parlent parfois le même langage, mais elles ne promettent ni les mêmes droits ni les mêmes usages.

Nous suivons ce qui change depuis le numéro précédent : un concours encore provisoire, un coffre annoncé et un appel à projets dont l’échéance reste devant nous. Les interfaces et les déclarations donnent des éléments à examiner ; elles ne fournissent pas encore tous les résultats. Le spectacle continue, mais cette fois ses coulisses occupent aussi les pages.

Rédigé par Jérôme L.
02 / $TRUMAN / RÉCIT DE LA SEMAINE

$TRUMAN, le public prend les commandes du spectacle

Un personnage d’IA, un monde persistant et des spectateurs qui interviennent dans le récit : Truman World trouve sur BNB une communauté et une piste de financement. Le 20 septembre, $TRUMAN atteint 3,52 millions de dollars de capitalisation.

Illustration éditoriale générée par IA à partir du logo du token : une ville sous surveillance, entre fiction et régie collective.
Illustration éditoriale générée par IA à partir du logo du token : une ville sous surveillance, entre fiction et régie collective.

Un contrat arrive dans le téléphone de Truman

Quelqu’un envoie une adresse de token à Truman. Dans le journal public de Truman World, le personnage répond qu’il ne comprend pas ce code et demande une formulation claire. Le contraste résume le projet : dehors, une communauté suit un actif sur BNB ; dedans, un personnage tente de donner un sens aux messages qui traversent son quotidien. Au moment de notre consultation, la caméra est arrêtée, mais les échanges et les événements restent visibles. Le spectacle possède donc deux scènes : celle du personnage et celle des internautes qui essaient d’infléchir son histoire. [1]

Le 20 septembre 2026 à 11 h 48, heure de Paris, $TRUMAN atteint un sommet de capitalisation de 3,52 millions de dollars, selon le relevé communiqué à la rédaction. Ce chiffre ne mesure ni les recettes de Truman World ni son audience. Il situe une accélération de marché autour d’une expérience dont le rapport au token a changé en moins d’une journée. La partie intéressante commence précisément là : le créateur disait initialement ne pas avoir de token, avant d’annoncer qu’il utiliserait des frais de trading pour faire vivre son monde. [3] [9]

Le public entre dans la régie

Le 19 septembre à 18 h 39, Will, connu sur X sous le nom Will (Exploring AI), présente Truman World. Sa proposition est celle d’un direct installé dans un univers persistant : Truman ignore qu’il évolue dans une simulation, tandis que les visiteurs peuvent agir sur son environnement. Le nom, la surveillance et l’écart entre ce que sait le protagoniste et ce que voit le public rendent la référence à The Truman Show immédiatement lisible. Ici, le ressort est déplacé vers une fiction participative alimentée par l’intelligence artificielle. [2]

Il existe toutefois une règle importante : les visiteurs doivent intervenir autour de Truman, sans le commander directement. Déplacer une situation, introduire un objet ou modifier les circonstances revient à préparer la scène ; la réaction du personnage appartient ensuite au système. Sur le papier, cela transforme le spectateur en metteur en scène partiel, avec une marge d’incertitude qui fait aussi l’intérêt du dispositif. [2]

Will décrit des agents dotés de mémoire, des relations changeantes et un monde soumis à une continuité spatiale et causale. Ce sont les caractéristiques annoncées par son créateur, pas les conclusions d’un audit technique. Le projet invite néanmoins à une question plus concrète que le simple spectacle d’images générées : une intervention laissera-t-elle une trace assez durable pour changer la suite du récit ? [2]

Un téléphone, des contraintes et des spectateurs pressés

Les premières interactions font apparaître un décalage entre l’imagination des visiteurs et les limites du monde proposé. Will constate que beaucoup essaient d’envoyer des messages à Truman. Il précise que, si le personnage n’a pas son téléphone sur lui, il ne peut pas les recevoir. Ce détail apparemment banal sert de règle narrative : un événement ne devrait pas se produire uniquement parce qu’un internaute l’a demandé. Il lui faut un passage plausible dans l’univers du personnage. [4]

Cette contrainte distingue une histoire suivie d’une succession de commandes instantanément exécutées. Elle peut produire de l’attente, de la frustration ou une surprise. Elle oblige aussi le public à regarder ce qui se passe avant d’intervenir. L’adresse de contrat incomprise est, à cet égard, un petit épisode révélateur : le langage du marché entre dans le décor, mais le personnage ne le traite pas spontanément comme le centre de son existence. [1] [4]

La participation collective pose également une question de modération. Will annonce ensuite un filtrage des contenus problématiques, notamment sexuels, et l’arrêt des tentatives automatiques lorsqu’une intervention est rejetée. L’annonce décrit une correction du système ; elle ne permet pas de conclure que tous les débordements ont disparu. Pour une fiction ouverte, ces arbitrages déterminent aussi l’ambiance : ce que les visiteurs peuvent imposer au monde conditionne ce que les autres accepteront de regarder. [6]

Faire durer la caméra sans imposer un portefeuille

Au lancement, Will présente une première fenêtre de diffusion de huit heures et un mécanisme payant pour prolonger la caméra, avec un tarif initial annoncé de cinq dollars par minute supplémentaire. La distinction entre le direct et le monde est centrale : selon lui, la simulation continue même quand la diffusion vidéo s’arrête. La dépense sert ainsi à maintenir une fenêtre sur l’expérience, sans être présentée comme la condition d’existence de chaque événement. [2]

Le premier ajustement vient d’un obstacle beaucoup moins spectaculaire que l’IA : certains visiteurs n’ont pas de portefeuille crypto. Will ouvre alors les interventions sans paiement en USDC pour le reste du direct. La gratuité devient un moyen de laisser entrer des curieux qui souhaitent expérimenter sans passer par une transaction. Acheter $TRUMAN ne constitue donc pas, dans les modalités observées, un préalable pour participer. [5]

Il annonce ensuite plus de 3 000 visiteurs uniques et sept heures supplémentaires de diffusion. Dans son bilan suivant, il évoque plus de 4 000 visiteurs. Ces nombres sont ceux du créateur, sans vérification indépendante. Ils documentent surtout la manière dont il présente les débuts du projet : une expérience rapidement exposée au public, puis corrigée au fil des retours. [7] [9]

Le tournant du 20 septembre : des frais pour le direct

La chronologie permet d’éviter un raccourci. Lorsqu’un internaute demande le contrat au lancement, Will répond qu’il n’en a pas. Cela ne prouve pas qui a déployé $TRUMAN, ni à quel moment le token a été créé. En revanche, cela empêche de raconter sans nuance une émission conçue dès le départ comme la vitrine officielle d’un actif. [3]

Le 20 septembre à 11 h 05, Will publie une demande FlapGift contenant exactement le contrat BNB suivi ici : 0xabffa443547b34ab6c3b3173d26e233900527777. À 11 h 23, il explique le changement de position. Il remercie @XIGUA0903, qui l’aurait encouragé à réclamer les frais, puis cite une discussion avec @eth_cedric : utiliser ces revenus pour couvrir les coûts du direct et rendre Truman World gratuit. [8] [9]

Will annonce vouloir réclamer les frais de $Truman et consacrer les futurs revenus correspondants au fonctionnement du projet. Le lien public entre l’expérience et ce contrat devient donc explicite. Sa portée doit rester précise : une demande et un engagement sont documentés ; les montants effectivement reçus, leur affectation et la couverture des dépenses ne sont pas vérifiés ici. Le sommet transmis à la rédaction survient vingt-cinq minutes après cette annonce. La proximité est notable, mais elle ne démontre pas à elle seule ce qui a provoqué la hausse. [8] [9]

Ce que le token ajoute à l’histoire

Le récit de $TRUMAN tient désormais à une boucle proposée : l’attention suscitée par le monde attire une communauté, l’activité du token pourrait produire des frais, et ces recettes contribueraient à prolonger le spectacle. La solidité de cette boucle dépend de dépenses et de revenus encore non documentés dans les sources consultées. Une capitalisation de 3,52 millions de dollars ne constitue pas une réserve disponible pour payer les images.

Dans son bilan, Will souligne aussi un abonnement de Marc Andreessen à son compte. Il s’agit d’un signe d’attention qu’il revendique, pas d’une annonce de financement ou de partenariat. L’enjeu éditorial est de garder ces niveaux séparés : une audience déclarée, un relais prestigieux, une promesse d’affectation de frais et un marché secondaire ne racontent pas la même chose. [9]

Will promet un nouveau direct dans les vingt-quatre heures, tout en affirmant que le monde continue de tourner. La suite permettra de juger ce qui survit à la première curiosité : des personnages dont on suit réellement les aventures, des interventions qui enrichissent l’histoire, et un financement assez lisible pour comprendre comment la caméra reste allumée. Pour l’instant, $TRUMAN a trouvé son ressort le plus singulier : faire du coût du spectacle une partie du spectacle lui-même. [9]

Rédigé par Jérôme L.

03 / DÉCRYPTAGE · FLAP / MYX

Flap cherche une seconde vie aux taxes

Le coffre annoncé le 18 septembre relie les achats automatiques au marché des perpétuels. Son intérêt se lit dans le circuit des fonds ; ses inconnues aussi.

Le 18 septembre à 14 h 05, Flap annonce un coffre perpétuel alimenté par MYX Finance. Le vocabulaire de la plateforme change d’échelle : les taxes prélevées sur les échanges doivent désormais servir à ouvrir un autre marché. À côté du token au comptant, le projet veut faire apparaître des contrats perpétuels et une nouvelle source de revenus pour ses détenteurs. Le compte de MYX répond à l’annonce. Cela documente un lancement présenté en commun, pas encore les résultats de son utilisation. [11] [12]

Le point de départ reste familier aux utilisateurs des tokens taxés. Une fraction des échanges est prélevée. Selon la présentation de Flap, cette taxe entre dans le coffre, qui achète automatiquement le token. Les unités achetées sont ensuite déployées comme liquidité pour ouvrir un marché perpétuel sur MYX. Le mécanisme ne s’arrête donc pas au rachat : il réemploie les tokens dans une infrastructure de trading. C’est cette seconde étape qui distingue l’annonce d’un simple programme de soutien au cours. [11]

L’équipe décrit deux couches de revenus pour les détenteurs au comptant : les taxes de trading et les recettes issues du marché perpétuel, notamment les commissions et le financement. La formulation est attractive, car elle permet au détenteur de rester du côté du spot tout en étant associé à une activité dérivée. Mais l’annonce ne fournit pas un historique de distributions permettant de mesurer cette promesse. Elle décrit un circuit, pas un taux de rémunération déjà constaté sur une longue période. [11]

Cette différence compte d’autant plus que les flux ne naissent pas de la seule existence du coffre. Il faut des transactions pour produire des commissions, des positions pour faire vivre un marché dérivé et une liquidité utilisable pour que les participants puissent entrer et sortir. Le financement des perpétuels n’est pas un coupon fixe : son fonctionnement dépend du marché et des positions. Le compter d’avance comme un revenu stable effacerait précisément ce que le nouveau produit doit encore démontrer.

Flap met aussi en avant l’ouverture de marchés sans permission, dès le premier jour, sans comité de cotation. L’argument s’adresse aux créateurs qui voient leur communauté attendre un nouveau lieu d’échange. Il transforme une procédure extérieure en fonction disponible à la naissance du projet. Reste une distinction : pouvoir ouvrir un marché ne garantit ni le nombre de ses utilisateurs ni la profondeur de ses carnets ou de ses réserves. L’accessibilité est une propriété du dispositif ; l’activité sera un résultat. [11]

Les réponses apportent deux questions plus terre à terre. Le 19 septembre, OddlySpecific demande ce qui arrive à Flap lorsque le volume s’effondre. Le lendemain, wukongtaojin demande comment réclamer les revenus du marché perpétuel. Ces interventions ne prouvent pas un dysfonctionnement. Elles montrent où l’explication publique doit devenir concrète : d’où vient l’argent lorsque le rythme ralentit, et par quelle action un détenteur le reçoit-il ? [13] [14]

La première question touche le moteur économique. Une taxe peut organiser une redistribution, mais elle reste liée à l’activité qui la produit. La seconde concerne l’expérience quotidienne : la promesse de deux couches de revenus est difficile à apprécier si le chemin entre les échanges du marché et le solde d’un utilisateur reste abstrait. Il faudra suivre les modalités, les distributions observables et les périodes moins actives avec autant d’attention que le jour du lancement.

Dans notre numéro précédent, Flap apparaissait à travers son soutien à des projets et les rachats annoncés autour des stock memes. Cette semaine, le changement est architectural. Le coffre cherche à faire travailler la même histoire sur deux terrains, le spot et les dérivés. Il ne suffit plus de demander quel personnage attire les regards. Il faut regarder ce que deviennent les taxes après leur prélèvement, et si leur circulation crée un usage qui survive à la première vague d’attention.

Rédigé par Jérôme L.

04 / COMPÉTITION · DEUXIÈME SEMAINE

Stonks Season : la veille du verdict

Un classement provisoire, deux enveloppes et une date de photographie : derrière les 400 000 dollars, les règles racontent deux manières de récompenser la détention.

Le classement bouge encore. Le 20 septembre au soir, le tableau de DappBay affiche les candidats de la deuxième semaine de Stonks Season, mais les cases réservées à l’annonce des gagnants restent en attente. La photographie des détenteurs est prévue le 21 septembre. À ce stade, écrire le palmarès serait transformer un écran provisoire en résultat définitif. Le sujet de la veille se trouve plutôt dans ce que le concours mesure, et dans les comportements qu’il cherche à prolonger. [15] [16] [17]

L’annonce publiée le 17 septembre met en avant 400 000 dollars de récompenses. Le tableau détaille deux enveloppes distribuées en U : 250 000 pour le HODLER Airdrop de la semaine 2, 150 000 pour le HODLER Duo Airdrop. Le premier vise les détenteurs des trois memes qui finiront en tête. Le second regarde en arrière, vers les gagnants de la première semaine. Les mêmes chiffres de campagne recouvrent ainsi deux histoires : rejoindre le nouveau classement et conserver une position ancienne. [15] [16]

Pour la première enveloppe, les conditions affichées demandent de détenir au moins 100 dollars d’un des trois memes gagnants et d’appartenir aux 1 500 premiers détenteurs du token au moment du snapshot du 21 septembre. Pour la seconde, le tableau vise les 3 000 premiers détenteurs des gagnants de la semaine 1, à condition d’avoir gardé au moins 80 % de leur détention gagnante depuis le snapshot du 11 septembre. Il ne suffit donc pas de regarder le prix du moment : le passé du portefeuille entre dans l’éligibilité de cette seconde mécanique. [16]

Le relevé du 20 septembre vers 21 h 40 place en tête le token dont le contrat commence par 0x87ae2670 et finit par 76a47777. Le tableau lui attribue 27,48 millions de dollars de capitalisation, une hausse de 368,90 %, 15,32 millions de volume et 27 090 détenteurs supplémentaires. Le deuxième, 0xb077ada3…a53a7777, affiche 1,86 million de capitalisation et 12 millions de volume. CZ, troisième à cet instant, est identifié par 0x923cbbe4…35447777 et une capitalisation de 1,29 million. Ces contrats permettent de distinguer les projets malgré les noms ou les tickers susceptibles de se ressembler. [16]

Le contraste le plus instructif apparaît plus bas. 4Stock figure au neuvième rang avec 33,11 millions de dollars de volume affiché, soit davantage que les trois premiers de ce relevé. Le rang ne se lit donc pas comme un simple tri par volume. Le tableau présente aussi un score, l’âge du token, la variation de capitalisation et la progression du nombre de détenteurs. Sans reconstituer une formule que cet écran ne suffit pas à établir, on peut déjà constater qu’un gros volume isolé ne raconte pas tout le classement. [16]

Memestock, l’un des noms du podium de la première semaine, apparaît alors septième. Ce n’est pas encore un verdict sur sa deuxième campagne ; c’est une position à un instant précis. La règle affichée pour la semaine 2 exclut par ailleurs les tokens déjà cotés au comptant sur les plateformes centralisées de catégorie Tier-0. Cette condition doit être lue séparément du score. Elle définit le périmètre du concours, sans permettre d’attribuer à elle seule la présence ou l’absence de chaque candidat. [16]

Le tableau annonce une actualisation toutes les cinq minutes et un délai de validation de cinq à dix minutes. Ces détails expliquent pourquoi deux lectures rapprochées peuvent ne pas coïncider exactement. Le snapshot du 21 septembre donnera une autre nature aux chiffres : il fixera les détenteurs retenus selon les règles, puis viendra l’annonce des gagnants. Le relevé du dimanche reste une photographie de la course. [16]

La continuité avec le numéro précédent est nette. Niu Lai, MarsCoin et memestock occupaient le récit du premier verdict ; la semaine 2 organise déjà le retour des détenteurs et l’arrivée de nouveaux candidats. Le concours ne récompense pas seulement une poussée d’attention. Avec son enveloppe Duo, il essaie de faire durer la détention au-delà du premier podium. Reste à voir si les communautés conserveront cette continuité une fois les snapshots passés et les distributions annoncées.

Rédigé par Jérôme L.

05 / CHANTIER · BNB HACK

Les actions tokenisées réclament des outils

Un hackathon de 20 000 dollars invite les développeurs à construire autour des actions tokenisées. Une réponse dans le fil ramène le sujet au prix réellement exécutable.

Le 16 septembre, BNB Chain et Binance Wallet ouvrent un hackathon consacré aux actions tokenisées. L’enveloppe annoncée atteint 20 000 dollars et la période de construction court jusqu’au 11 octobre. À côté des concours de memes et de leurs snapshots, ce calendrier installe un autre rythme : plusieurs semaines pour livrer un agent, un tableau de bord ou un outil de portefeuille utilisable. Le gagnant n’est pas encore un ticker ; le travail demandé est un produit. [18] [22]

Le fil de lancement désigne trois ensembles autour desquels construire : bStocks, Ondo et xStocks. Il cite des agents, des outils de trading, des bots, des tableaux de bord, des serveurs MCP et des SDK. Cette liste n’équivaut pas à une annonce d’adoption pour chaque futur projet. Elle définit un terrain technique où les développeurs sont invités à connecter des données, des actions et des interfaces. Le concours porte sur les usages possibles des actifs tokenisés, pas seulement sur leur mise en scène. [19]

Les idées proposées sont suffisamment concrètes pour dessiner plusieurs publics. Un outil de prix ou d’arbitrage s’intéresse à la différence entre marchés ; un programme d’achats périodiques automatise une discipline ; le rééquilibrage remet un portefeuille dans ses proportions choisies. Les agents autour des résultats d’entreprises et les paniers thématiques cherchent plutôt à transformer l’information en parcours de lecture ou en décisions préparées. L’annonce inclut aussi l’entrée dans le produit : faciliter l’onboarding reste un sujet de construction à part entière. [20]

Le fil détaille les briques mises à disposition : API Binance Web3, Agentic Wallet, Wallet Skills et BNB Agent Studio. Deux prix de 2 000 dollars sont associés à des réalisations particulièrement réussies utilisant les piles Agentic Wallet / Wallet Skills et BNB Agent Studio. Ils appartiennent à l’enveloppe annoncée, plutôt que de constituer 4 000 dollars à ajouter au total. Pour un participant, ce découpage compte : il relie une partie des récompenses à des outils précis, donc à des choix de conception. [21]

Une réponse publiée le 17 septembre par @XristouGiwtis apporte un contrechamp utile. L’auteur demande que les projets montrent ce qui est réellement exécutable quand les marchés américains sont fermés : ancienneté d’une cotation, quantité disponible, glissement attendu. Il souhaite que ces éléments apparaissent avant l’ordre. C’est une remarque de participant au débat, pas une règle officielle du hackathon. Elle formule pourtant une question plus exigeante que la seule disponibilité d’une interface vingt-quatre heures sur vingt-quatre. [23]

Un prix affiché et une transaction de même taille ne sont pas la même chose. Une interface peut rester accessible lorsque le marché de référence est fermé ; cela ne garantit pas une profondeur identique ni un écart constant avec ce marché. Un outil qui expose clairement la fraîcheur d’une donnée et la taille à laquelle elle s’applique apporte donc quelque chose de différent d’un graphique qui continue simplement à bouger. C’est dans cette différence que le chantier devient intéressant à suivre.

Le rapprochement avec les memes de la semaine ne doit pas effacer les catégories. Un token qui parodie une entreprise, un instrument lié à une action et un logiciel qui aide à le négocier n’emportent pas les mêmes droits et ne remplissent pas la même fonction. Le vocabulaire des actions circule entre eux ; cette proximité de langage est justement une raison de préciser le produit dont on parle. Ici, l’appel à projets nomme des infrastructures et des usages, pas un nouveau concours de mascottes.

Le 11 octobre fournira le prochain rendez-vous de ce dossier. D’ici là, les éléments les plus révélateurs seront les démonstrations : ce qu’un agent peut faire, ce qu’il demande à l’utilisateur de valider et ce qu’un tableau de bord sait expliquer avant une transaction. Après les capitalisations et les récompenses aux détenteurs, BNB ouvre un chantier où la qualité se jugera aussi à la clarté d’un écran et à la précision d’une exécution.

Rédigé par Jérôme L.

Remonter à la publication

Les sources, à portée de clic.

Les références numérotées dans les articles renvoient à cette liste. Les liens externes s’ouvrent dans un nouvel onglet.

  1. Truman World — interface et journal public, consultés le 20 septembre 2026
  2. Will — lancement de Truman World, 19 septembre 2026
  3. Will — réponse initiale à une demande de contrat : « Don’t have one »
  4. Will — fonctionnement du téléphone de Truman
  5. Will — ouverture des interventions sans paiement en USDC
  6. Will — filtrage annoncé des interventions problématiques
  7. Will — première prolongation du direct et visiteurs annoncés
  8. Will — contrat BNB dans la demande FlapGift, 20 septembre à 11 h 05 (Paris)
  9. Will — bilan du premier direct et affectation annoncée des frais, 20 septembre à 11 h 23 (Paris)
  10. DexScreener — fiche TRUMAN / BNB, identification du contrat
  11. Flap / coffre perpétuel, 18 septembre
  12. MYX Finance / réponse à Flap
  13. OddlySpecific / question sur la baisse des volumes
  14. wukongtaojin / question sur la perception des revenus
  15. BNB Chain / deuxième semaine Stonks Season
  16. DappBay / tableau Stonks Season en direct
  17. BNB Chain / rappel du 19 septembre
  18. BNB Chain / hackathon actions tokenisées
  19. BNB Chain / briques de construction admises
  20. BNB Chain / idées de projets
  21. BNB Chain / outils et récompenses
  22. BNB Chain / page du hackathon
  23. @XristouGiwtis / exécution hors horaires boursiers

Gardez ce numéro.

La même édition, à lire où vous voulez.

Télécharger le PDF

La lecture continue.